Leshakili

critiques de lecture

Daffodil Silver

Classé dans : Mes livres chouchous — 21 novembre, 2013 @ 11:13

silver

Lilas est la soeur aînée de Rosa et Lilas adore sa soeur car celle-ci est « libre, drôle , complice , aérienne  » . Bref, « Rosa n’a qu’un défaut : elle est morte . » (p.218)

Ce livre raconte la passion dévorante d’une femme qui ne peut accepter la mort brutale de sa jeune soeur et qui va chercher par tous les moyens à faire perdurer le souvenir de l’absente .

C’est Daffodil , la fille de Lilas qui va nous raconter cette histoire , en cinq parties , cinq

rendez-vous  pris chez le notaire afin de régler la succession de la famille .

Ce livre m’a beaucoup touchée , pourtant il ne sombre jamais dans le pathos . On ressent même 

parfois de l’agacement envers Lilas qui s’acharne , qui refuse la réalité si brutale soit elle , qui refuse

de « faire son deuil » , expression presque vulgarisée de nos jours . Comment cette femme , cette »soeurpheline » peut elle consacrer ainsi toute sa vie à l’absente et négliger son mari et surtout sa fille , la petite Daffodil qui n’aura que les miettes de l’amour de sa mère ?

Ce livre soulève aussi la question des secrets de famille : peut on en vouloir à un défunt ?

« On ne peut en vouloir qu’aux vivants .

Impunité des morts .

Tout leur sera épargné à défaut d’être pardonné . »( p.380)

Bref , je vous recommande cette lecture , douce , parfois drôle , souvent pleine de poésie ( imaginez-vous une famille où toutes les femmes ont un nom de fleur et tous les hommes un nom d’arbre !)

Et oui ,concernant ma photo, Daffodil veut dire « jonquille » mais allez donc en trouver en Automne !

De plus , ceux qui connaissent intimement Leshakili sauront pourquoi cette fleur rouge à côté du livre lui correspond si bien !

 

Daffodil Siver – Isabelle Monnin- 408 pages

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Canada

Classé dans : Non classé — 9 novembre, 2013 @ 9:46

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Bon alors je dois dire qu’à priori , j’adore le Canada . Le sirop d’érable , les grandes étendues sauvages , la pêche à la truite , Roch Voisine et les bûcherons porteurs de chemises à carreaux ( je m’égare!) , tout cela me fait rêver .

C’est donc avec une grande impatience que j’attendais de pouvoir commencer le dernier roman de Richard Ford … et ma déception fût grande , elle aussi !

L’histoire ,il suffit de lire la quatrième de couverture pour savoir qu’elle commence en 1960 , dans le Montana . Le narrateur , Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque pour rembourser un créancier menaçant .

Le problème , et c’est la raison pour laquelle j’ai fini par abandonner ma lecture en cours de route , c’est que le braquage n’a lieu qu’à la page 120  du roman . En attendant , Richard Ford met en place une atmosphère , nous décrit par le menu les personnalité des protagonistes mais , franchement , à la longue , on s’ennuie !

Certes , le petit Dell est attachant car on comprend qu’il aura du mal à survivre dans ce monde s’il ne s’endurcit pas . Lui et sa soeur sont si différents que l’on voit bien que le braquage de leurs parents les mènera à des trajectoires de vie très différentes .

Lorsque les parents sont envoyés en prison ,Dell  traverse la frontière pour échapper à l’orphelinat et se retrouve au Canada . Et là , on se dit  » ça y est , le roman va enfin réellement commencer ! » Et en fait non ! Le rythme reste aussi lent et je me suis surprise à feuilleter régulièrement le nombres de pages qui me séparaient de la fin . Pas bon signe , ça … Donc j’ai fini par reposer le livre , à regret .

Un passage m’a bien plu :

… » Mais ça me venait peut être de mes deux parents : pris dans les remous de leurs jeunes vies de plus en plus confuses , pas faits l’un pour l’autre , ne se désirant plus comme au tout début , sans doute , devenant chaque jour après jour le satellite de l’autre , et finissant par s’en vouloir sans en avoir tout à fait conscience , ils ne pouvaient pas nous offrir , à ma soeur et à moi , la prise solide sur le monde que les parents sont censés assurer . Mais cela dit , accuser ses parents de tous les problèmes de la vie , ça ne mène nulle part en fin de compte . »(p.22)

Certes , l’auteur enfonce peut être des portes ouvertes , mais c’est vraiment bien écrit .

 

Canada – Richard Ford – 476 pages .

 

Je mets quand même le logo du challenge 1% mais c’est plus pour indiquer que ce livre fait partie de la rentrée littéraire ! logorl2013

coup de maître

Classé dans : Non classé — 6 novembre, 2013 @ 3:53

coup de maître  maitre-300x225And the winner is … Pierre Lemaître qui remporte le  prix Goncourt avec un roman qui fût le premier que j’ai lu pour cette rentrée littéraire et pour lequel j’ai eu un réel coup de coeur !

Crime d’honneur

Classé dans : Mes livres chouchous — 1 novembre, 2013 @ 6:10

Crime d'honneur dans Mes livres chouchous honeur1-300x225

 

Ce roman raconte l’histoire d’une famille sur trois générations et on se dit , en le lisant , que franchement , les femmes de cette famille ont bien du mérite ! Au début , il faut accepter , comme bien souvent de se laisser prendre par l’histoire car les chapîtres nous transportent des bords de l’Euphrate à ceux de la Tamise , où Pembe et sa famille sont venus s’installer  , d’un point de vue à l’autre . L’auteure fait d’incessant va-et -viens sur trois , voire quatre décennies . Mais une fois que l’on est pris par l’histoire il devient difficile de lâcher le livre . Pourtant , d’après le titre et les premiers chapîtres , le lecteur sait ce qui va se passer ( quoique … mais , ne révélons pas tout!) . La question est de savoir comment un petit garçon élevé avec autant d’amour , la prunelle des yeux de sa mère , son « sultan » va finir par commettre l’irréparable .

J’ai beaucoup aimé les thématiques abordées dans ce roman : le poids des traditions , la difficulté d’aller vivre et s’intégrer dans un pays étranger , l’éducation et surtout , à mes yeux ,la place des femmes dans un monde ,où  il faut bien l’avouer ,  c’est bien souvent l’homme qui commande .

Ce passage en particulier m’a frappée :

 » Tout le monde ne pouvait pas le comprendre , mais certains hommes n’ont, sur cette terre ,que leur honneur . (…) Moins un homme a les moyens , plus il valorise son honneur .(…) Un homme privé de l’honneur qui lui est dû est un homme mort . » (p.191)

Au risque de paraître tatillonne , je trouve que le titre anglais « Honour » faisait mieux honneur ( je n’ai pas pu résister à ce jeu de mots minable…) au roman .

Un grand merci à Sylvaine , sans qui je serai sûrement passée à côté d’un très fort moment de lecture .

Crime d’honneur – Elif Shafak – 410 pages

 

Faillir être flingué

Classé dans : Non classé — 19 octobre, 2013 @ 6:58

Faillir être flingué  dsc04695-300x225Après l’Ohio ( voir mon précédent billet) , j’avais envie de m’attarder un peu sur le territoire américain c’est pourquoi j’ai choisi ce roman d’une auteure que je n’avais jamais lu . Le style souvent lyrique nous fait bien visualiser les grandes prairies américaines où paissent les bisons , les campements indiens et l’ambiance des saloons du Far West mais je n’ai pas accroché car il y a beaucoup trop de personnages . J’aurai préféré suivre uniquement l’histoire d’Eau-qui-court-sur-la-plaine ou bien encore celle des frères Mc Pherson mais là , franchement , le tout m’a semblé partir dans tous les sens . J’ai eu du mal à ma concentrer sur l’histoire car il y a dans ce roman une multitudes d’histoires . Dommage !

Faillir être flingué – Céline Minard – Editions Payot et Rivages – 325 pages

Coup double cependant avec ce roman qui constitue à la fois ma troisième participation au challenge US et la deuxième au challenge 1% .

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The Last Runaway

Classé dans : Non classé — 16 octobre, 2013 @ 2:18

The Last Runaway quilt-300x225Alors attention , grosse frime avec le dernier roman de Tracy Chevalier qui n’a pas encore été traduit en français ! Ce roman nous fait voyager dans le temps et dans l’espace puisque le personnage principal , Honor Bright , quitte son Angleterre natale pour l’Ohio , en 1850 .

Cette jeune femme part avec sa soeur , Grace, qui doit épouser un membre de la colonie des Quakers mais des péripéties (que bien sûr je ne vous révèlerai pas) font que très vite elle se retrouve seule sur le territoire américain .  Elle est conduite à celui-qui-devait-être- son -beau frère mais ce dernier n’a pas l’intention de remplacer une Quaker par une autre . Voilà donc notre pauvre Honor Bright forcée de vivre dans un pays très différent de celui qu’elle a quitté et ballotée d’un endroit à l’autre car personne ne sait trop quoi faire d’elle . Elle finira par se trouver un mari, et donc une belle- famille, chez qui elle ira s’installer non sans mal car la jeune femme n’a pas l’intention de se laisser dicter sa manière de penser . La petite histoire croisera à ce moment la grande puisqu’ Honor sera amenée à participer à The Underground Railroad , cette aide apportée aux esclaves noirs fuyant les états du sud pour aller chercher la liberté au Canada . Ceci ne sera pas du tout du goût de sa belle-famille et Honor sera alors confrontée à d’importants choix de vie .

J’ai adoré l’évocation des paysages américains du 19°siècle , quand tout était encore à construire , que ce qui allait devenir de grandes villes n’était encore que des hameaux en lisière des bois (c’est quelque chose qui m’avait déjà attirée enfant lorsque j’avais dévoré tous les tomes de » La petite maison dans la prairie »: j’aurai tant aimé vivre cette époque!)  J’ai aimé aussi l’évocation de la traditions des « quilts » chez les Quakers ( traditions que l’on retrouve aussi chez une autre communauté religieuse : les Amish )Enfin les personnages féminins de ce roman sont vraiment très attachants ( sauf la belle-mère d’Honor) et nous font mesurer combien cela ne devait pas être facile d’être une femme à cette époque !

J’avais déjà lu des articles sur The Underground Railroad mais le fait de voir intégré cette épisode de l’histoire américaine dans un roman m’a beaucoup plu . Bref , que du positif pour ce roman que j’ai refermé à regret .

Ah , oui , et re-grosse frime pour la photo car les deux petites maniques au premier plan proviennent de la communauté Amish de Lancaster et reprennent les motifs des « quilts » traditionnels de cette communauté!

Ce roman constitue ma deuxième participation au challenge U.S. de Miss Noctenbule .

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The Last Runaway – Tracy Chevalier ( lu sur mon Kindle)

 

Yippee !!!

Classé dans : Non classé — 9 octobre, 2013 @ 9:12

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J’ai été autorisée à participer au challenge américain ! Un grand merci à Noctenbule qui organise ce challenge et aussi à Miss Léo car c’est sur son site que je l’ai tout d’abord découvert !

Les filles de l’ouragan

Classé dans : Non classé — 5 octobre, 2013 @ 5:06

 

Les filles de l'ouragan ouragan-300x225Dans l’Amérique des années 50 , deux petites filles naissent le même jour , à la même heure , dans le même hôpital , issues de deux familles on ne peut plus différentes . Nous les voyons évoluer tout au long du roman , elles se muent en adolescentes puis en femmes .La  romancière donne la parole alternativement à Ruth , puis à Dana , dans de très courts chapîtres ce qui donne une impression de vitesse à ce roman . Plus prosaïquement , je dirai que ces chapitres courts sont bien agréables lorsque comme moi , on lit  le soir . Cela évite de commencer un chapître que l’on ne terminera que le lendemain en se disant « mince , j’en étais où , déjà ? ! » Enfin ,bref , je ne pense pas que Joyce Maynard ai pensé à cela en écrivant ce roman mais je lui en suis néanmoins reconnaissante !

Ce qui m’a frappé dans « Les filles de l’ouragan » c’est de voir transcrit noir sur blanc le besoin que nous avons d’être aimés par nos parents , quel que soit notre âge . D’ailleurs , le titre du roman en anglais est beaucoup plus parlant : bon nombre de femmes  rêvent ou ont toujours cherché à être des « Good daughters« quel qu’en soit le prix à payer .

Ainsi , même si l’intrigue est cousue de fil blanc ( on devine dès le début ce qui a pu se passer ) ce roman reste un très beau moment de lecture .

Les filles de l’ouragan – Joyce Maynard – 352 pages .

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Première participation , avec ce roman au « challenge américain » … et pas la dernière !

 

Road tripes

Classé dans : Non classé — 19 septembre, 2013 @ 11:34

Road tripes road-300x225Voici une recette maintes fois utilisée au cinéma : prenez deux personnages que tout oppose , rendez les solidaires presque malgré eux et jetez les sur la route pour voir comment ils se débrouillent . C’est ce que l’auteur fait dans « Road Tripes » avec Vincent et Carell .

J’aime beaucoup ce genre de tandem sur grand écran , j’ai un peu moins accroché avec ce roman . Certes les situations sont farfelues et peuvent faire sourire mais le dénouement des aventures est souvent immoral et ,sans  vouloir passer pour une mère -la-pudeur-, les personnages ont quand même un peu trop tendance à mon goût à se retrouver le pantalon sur les chevilles dans des situations dignes des meilleures blagues de potache .

Bref , j’avais envie de lire ce roman ( encore une fois piégée par une première de couverture sympa) , je l’ai lu mais je ne suis pas sûre qu’il m’en restera grand chose dans quelques semaines .

Un petit extrait cependant qui m’a fait sourire :

- Oui , bon ça va . T’es pas sainte Thérèse de Lisieux, non plus .

-Hé ! Jamais tu touches à sainte Thérèse , t’entends ?

- Ah? Et pourquoi?

-C’est pas respectueux .

-Je corrige : t’es pas Ghandi . Ca te va ?

- Ghandi? L’autre nègre qu’est en taule en Afrique du Sud ?

- Non  lui c’est Mandela . Et ça fait vingt-deux ans qu’il est sorti de prison .

- Quoi ?! Il s’est échappé ? ( p.62 )

 

Road Tripes – Sébastien Gendron – Albin Michel – 282 pages

 

Sombre dimanche

Classé dans : Non classé — 14 septembre, 2013 @ 9:58

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Quand la petite histoire se mêle à la grande … ce roman nous transporte en Hongrie où vit Imre , dans une petite maison en bois posée au bord des rails près de la gare Nyugati à Budapest . Le roman commence lorsque le personnage principal est enfant , puis nous le voyons grandir au fil des pages et avec lui nous suivons l’évolution de son pays ,la chute du communisme,  l’ouverture vers l’Ouest .

Dans la famille d’Imre , il y a le grand-père , vieux bougon qui n’a jamais réussi à aimer vraiment son fils . La soeur d’Imre semblait avoir un destin prometteur mais un évènement grave la ramènera à la petite maison en bois d’où elle ne voudra plus partir . Quand au père d’Imre , il traîne avec lui une mélancolie profonde alliée à une sorte de vénération pour sa mère décédée . Tout ceci pourrait paraître très sombre et plombant mais l’auteur réussit à rendre ses personnages attachants et parvient à nous faire sourire avec des formules inattendues et des dialogues parfois crus mais drôles en particulier entre Imre et son ami Zsolt .

J’ai bien aimé les thématiques explorées dans ce roman : la famille et ses secrets , l’amour et ses tourments , l’amitié . un joli moment de lecture donc qui m’a transporté dans un pays dont on parle peu .

A noter que ce livre a obtenu cette année le prix Inter .

Sombre dimanche – Alice Zeniter – chez Albin Michel – 284 pages .

 

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