Leshakili

critiques de lecture

Witch Light

Classé dans : Mes livres chouchous — 8 mars, 2014 @ 6:10

wtch

En ce jour où l’on célèbre les droits des femmes , j’avais envie de vous parler d’un roman que j’ai adoré et dont l’héroïne est une femme difficile à oublier . Nous sommes au XVIIe siècle , au coeur de l’Ecosse . Corrag , une frêle jeune femme pourrit dans un cachot en attendant d’être brûlée lorsque le printemps reviendra . Son crime ? Etre accusée de sorcellerie et aussi d’être le seul témoin survivant du massacre du clan Mac Donald , perpétré à Glencoe .

Le révérend Charles Leslie est venu d’Irlande pour interroger cette sorcière . Il a du mal au début à cacher sa répugnance envers cette « créature du diable » mais les talents de conteuse de Corrag et sa vision pure des choses et de la vie finiront par émouvoir profondément cet homme austère .

Le style de ce roman est envoûtant : on voyage avec Corrag à dos de sa jument , on respire l’odeur âcre de la tourbe , on s’émerveille devant la silhouette du cerf entre-aperçue au coin d’un bois , on admire les sommets enneigés de Highlands …

Et puis , quel beau portrait de femme : quelle leçon de courage , de ténacité !

Je ne peux donc que vous encourager à lire ce livre qui fait partie de mes chouchous .

Witch Light – Susan Fletcher – 348p.

 

En cas de forte chaleur

Classé dans : Non classé — 2 mars, 2014 @ 4:07

chaleur Non , non , je n’ai pas déserté mon blog . Je sors juste d’une période très intense au travail et il faut dire aussi que j’ai commencé quelques romans que j’ai fini par abandonner car je ne les trouvais pas passionnants .

Celui dont je vais vous parler aujourd’hui en fait partie . Cependant , j’ai choisi de vous en parler quand même car il a eu de très bonnes critiques sur d’autres blogs alors il vous plaira peut-être .

L’histoire se passe à Londres pendant la forte vague de chaleur de l’été 1976 . Comme tous les matins , Robert Riordan sort acheter son journal mais , contrairement à d’habitude , il ne rentrera pas chez lui . Sa femme s’inquiète puis finit par prévenir leurs enfants qui se réuniront au domicile familial pour tenter de percer le mystère de la disparition de leur père .

Je ne sais pas trop ,en fait, ce que je n’ai pas aimé dans ce roman . J’ai peut être trop lu , ces derniers temps , d’histoires bâties autour de secrets de familles , de non-dits , d’où l’impression de déjà vu ( à prononcer à l’anglaise , of course!) que j’ai ressentie en lisant le premier tiers de ce roman . Les personnages m’ont semblé très prévisibles ( sauf le père , bien sûr!) , presque caricaturaux et l’écriture souvent simpliste . De cette auteure , j’avais bien aimé « L’étrange disparition d’Esme Lennox »( mais sans que cela soit un coup de coeur non plus)  et je me rends compte en écrivant ces mots que la disparition semble être un thème récurrent chez Maggie 0′Farrell . Bref , j’espère que je vais trouver beaucoup mieux avec les romans qui m’attendent bien sagement sur ma PAL …

En cas de forte chaleur – Maggie 0′Farrell – 347 pages

The cuckoo’s calling

Classé dans : Non classé,Si j'avais su ... j'aurais pas lu — 9 février, 2014 @ 3:01

coucou

 

Et bien , si vous avez des difficultés à vous endormir , je ne saurai que trop vous conseiller ce roman.

Alléchée par le fait que l’histoire se passe à Londres , je m’attendais à lire un bon polar dont j’avais lu de très nombreuses critiques positives . La quatrième de couverture nous apprend qu’il s’agit pour le détective d’enquêter autour de la mort d’un mannequin célèbre qui se serait jetée du balcon de son très chic immeuble situé bien sûr dans un très chic quartier de la capitale britannique . Oui mais voilà , s’agit il vraiment d’un suicide ou bien quelqu’un a -t-il poussé le top model ?

Le détective qui va enquêter , Cormoran Strike ( non mais franchement , a-t-on idée d’un nom pareil ?) est un ancien soldat qui a perdu une jambe en Afghanistan . Soit . Il va se trouver aidé par une jeune assistante , belle et un peu naïve et là forcément , on sent l’histoire d’amour arriver à gros sabots . Je vous rassure , il ne se passe rien entre eux dans ce livre mais d’après ce que j’ai pu lire à droite et à gauche , une suite est prévue et on peut supposer que les relations entre le détective et sa charmante assistante vont progresser .

J’avoue que l’ennui m’a poussé à zapper les 200 pages du milieu ( et oui , soyons fou!) sans que je ne sois perdue dans l’intrigue . J’ai quand même tenu à lire la fin pour savoir qui était le meurtrier et là , franchement , comme dénouement tiré par les cheveux , j’ai rarement lu mieux ( ou pire!) . D’ailleurs , si vous vous y connaissez un peu en ornithologie , rien que le titre du roman vous met sur la voie …

Les personnages ne sont pas particulièrement attachants , l’intrigue avance à une lenteur exaspérante , bon , soyons un peu cléments , il s’agit du premier roman d’un certain Robert Galbraith . Un fouinant un peu sur le net , j’ai découvert que ce nom n’était en fait qu’un pseudo pour l’idole des ados férus de sorcellerie et autres Poudlarderies : J.K. Rowling !

Moi qui n’ai jamais accroché à ses premiers livres , je pense que le style d’écriture de cette dame n’est tout simplement pas fait pour moi . Mais comme on dit si bien : les goûts et les couleurs , hein ?

The cuckoo’s calling – Robert Galbraith  449 pages .

La fabrique du monde

Classé dans : Non classé — 26 janvier, 2014 @ 3:46

fabrique

J’avoue , j’aime la mode , les fringues, et j’ai trop souvent du mal à résister même lorsque je lis « made in China  » sur l’étiquette .

« La fabrique du monde » nous plonge dans le quotidien de Mei , jeune chinoise de 17 ans venue à la ville pour gagner de l’argent . Elle travaille et dort dans l’usine avec ses amies et collègues . Leurs journées commencent à l’aube et ne se finissent qu’à la nuit tombée et elle sont sans cesse surveillées par un contremaître revêche et sans pitié . Ces terribles conditions de vie n’empêchent pas la jeune fille de rêver à l’amour , qu’elle trouvera au cours d’une parenthèse enchantée dans ce monde si dur . Mais la parenthèse ne sera que de courte durée …

J’ai beaucoup aimé ce court roman initiatique au style poétique  . Le personnage de Mei me reviendra sûrement en mémoire lors de mes prochaines virées shopping . Car même s’il s’agit ici d’un roman , il existe très certainement en Chine  des petites Mei qui travaillent sans relâche pour que nous , insouciantes occidentales , puissions remplir nos placards à bas prix . Et cela finit par me gêner de plus en plus …

 

La fabrique du monde – Sophie Van der Linden – 155 pages .

logorl2013

 

La Lettre à Helga

Classé dans : Non classé — 15 janvier, 2014 @ 1:34

lettre

C’est le deuxième roman  que je lis édité par les éditions Zulma et , outre le fait que la couverture soit à chaque fois très jolie , les romans sont aussi d’excellents moments de lecture , ce qui reste , il est vrai , le principal ! Mais bon , si on peut avoir le flacon ET l’ivresse , pourquoi s’en priver ?

Nous partons ici en Islande , terre  sauvage , froide , peuplée de moutons où on fume le saumon et aussi parfois les cadavres de vieilles femmes lorsque le sol est trop gelé pour y creuser une tombe . Cette lettre est en fait une longue confession d’un vieil  homme qui va expliquer à l’amour de sa vie pourquoi il n’a pas fait le choix de tout quitter et de partir avec elle à la ville .  Bjarni est éleveur de moutons , malheureux dans son couple et profondément attaché à la terre de ses ancêtres et  cette lettre destinée à Helga, la jolie voisine avec laquelle il aura une relation passionnée , est aussi une déclaration d’amour à sa terre natale qu’il ne se résignera pas à quitter même s’il est conscient qu’il passera le reste de sa vie sans amour .

Le thème peut vous faire penser que vous allez lire une longue tirade larmoyante sur un amour perdu mais ce n’est absolument pas le cas . Bjarni est souvent drôle , parfois amer , ou bien encore très cru lorsqu’il évoque son amour charnel avec Helga .

Un  petit livre qui se lit d’une traite (130 pages!) ,et qui m’a conforté dans mon idée que l’Islande doit vraiment être un pays magnifique .

« Je me demandai quelle sorte de type je deviendrais à Reykjavik . (…) J’aurais mangé du savon pour toi si tu me l’avais demandé. Mais renoncer à moi-même , à la campagne et au travail de la terre auquel je m’identifiais , ça, je ne pouvais pas . »(p.78)

La Lettre à Helga – Bergsveinn Birgisson – 130 pages

logorl2013

L’invention de nos vies

Classé dans : Mes livres chouchous — 12 janvier, 2014 @ 9:50

 

viesQuand je pense que j’ai failli ne pas lire ce roman , pensant qu’il s’agissait d’un second « Bûcher des vanités » ! Je serais passée à côté d’une lecture forte , aux personnages attachants malgré leurs côtés sombres .

Le dernier roman de Karine Tuil nous parle d’un trio au début inséparable : Samir , Nina et Samuel . Samir a de l’ambition et il aime Nina qui vit avec Samuel . Son désir de réussir ainsi que le choix que Nina devra faire entre les deux hommes  le poussera à partir aux états-unis , où , afin d’être accepté dans un milieu richissime , il décidera de changer d’identité . Il va s’inspirer de l’histoire de Samuel afin de s’inventer une nouvelle vie . Combien de temps cette imposture sera-t-elle viable avant que la supercherie de Samir ne soit découverte  ?

J’ai eu du mal à lâcher ce roman aux destins imbriqués et au vocabulaire si riche . Une excellente lecture que je recommande et qui va m’inciter à lire d’autres romans de cette auteure .

L’invention de nos vies – Karine Tuil – 504 pages

logorl2013

Les Gosses

Classé dans : Non classé — 28 décembre, 2013 @ 9:01

gosses En ces temps d’agapes , mes neurones étant passablement engourdis je me suis dit qu’un petit roman court , pas trop compliqué , serait le bienvenu . Et bien , je ne regrette pas mon choix  car j’ai passé un bon moment de lecture avec ce petit livre .

Nous faisons la connaissance d’une mère , la petite quarantaine , fraîchement séparée ( ou divorcée ?) qui vit avec ses trois enfants , dont deux sont des ados . Franchement , si vous en avez sous votre toît , vous ne pourrez que reconnaître certaines situations et vous dire avec soulagement : « ouf , il n’y a pas que les miens qui soient aussi pénibles à vivre ! » Si vous n’avez pas d’ados , passez votre chemin vous pourriez penser que l’auteure exagère… alors qu’en fait , pas du tout !

Ce roman n’est pas découpé en chapîtres mais en une multitude de petits paragraphes qui dessinent , par petites touches , le quotidien d’une mère seule avec ses enfants . J’ai beaucoup souri et je trouve que ce roman est loin d’être aussi superficiel qu’il peut sembler au premier abord .

En bref , une petite lecture de vacances rafraichissante et qui parlera sans doute à bon nombre d’entre nous .

« C’est vrai , on nous rabâche que l’adolescence est une période difficile , une tempête que nos enfants doivent traverser , qu’il faut être présent , les accompagner dans ce voyage mouvementé ,  les écouter , ne pas les laisser s’enfermer , rester solide quand ils s’opposent à nous . (…) C’est bien gentil tout ça , mais moi personnellement je n’en peux plus , je suis fatiguée . Je m’écroulerai bien un petit peu de temps en temps . Je ferai bien une sieste pendant la traversée . ( …) Je ne me souviens pas qu’il y ait eu autant d’histoires autour de mon adolescence . Ma mère n’aurait pas toléré longtemps que je teste mes limites sur elle . Elle n’était pas du genre à être dans l’expérimentation. Elle était plutôt dans l’application . » (p.55)

Les Gosses – Valérie Clo – 147 pages .

Dernière nuit à Montreal

Classé dans : Non classé — 25 décembre, 2013 @ 2:58

montreal Voici une autre facette du « Shakili » : le « Shafaitlafête » !

Trève de plaisanterie et revenons à notre lecture d’aujourd’hui qui nous raconte l’histoire de Lilia , enlevée à sept ans , en pleine nuit , par son père . Cette cavale durera toute l’enfance et l’adolescence du personnage et aura pour conséquence la construction d’une jeune femme instable , incapable de se fixer durablement quelque part . Ce roman nous fait rencontrer les personnages qui gravitent autour de Lilia , portraits croisés de gens malheureux , solitaires .  Eli , le petit ami que Lilia a quitté un matin sans crier gare ne cessera de tenter de la retrouver . Ses pas le porteront jusqu’à Montréal ou il rencontrera Michaela  liée à Lilia de plusieurs manières .

J’ai bien aimé le thème du roman et aussi la façon très originale de nous présenter la ville de Montréal . En effet , loin des clichés québecois habituels ( ah , l’irrésistible accent de Céline Dion !)  , l’auteure nous montre ici une ville glaciale , absolument pas sympathique , ou les non francophones ont les plus grandes difficultés à trouver leur place .

En revanche , j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs et j’ai failli perdre patience plus d’une fois( mais j’avais aussi envie d’aller jusqu’au bout pour pouvoir en discuter avec Sylvie qui le lit en même temps que moi ! ) . Michaela semble savoir ou se trouve Lilia , même si parfois le doute s’installe et on peut croire qu’elle temporise afin de pouvoir jouer plus longuement  au chat et à la souris avec Eli   et j’ai plusieurs fois eu envie de crier « c’est bon maintenant , dis lui ou se trouve Lilia , qu’on en finisse ! » 

Contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là , la fin n’est pas si surprenante compte tenu du personnage torturé de Michaela .

En bref , une lecture sympa mais sans plus …

Dernière nuit à Montréal - Emily St John Mandel – 234 pages .

Etrange suicide dans une fiat rouge …

Classé dans : Non classé — 16 décembre, 2013 @ 9:36

fiat Alléchée par un commentaire élogieux sur un autre blog  , je me réjouissais déjà de lire ce polar soit disant à l’humour très pince-sans -rire so British que j’affectionne tant . Et bien quelle déception !

Mais tout d’abord l’histoire : la femme d’un écrivain disparaît dans de mystérieuses  circonstances et bien sûr , tout accuse l’écrivain en question . Cet auteur en mal d’inspiration est flanqué d’un agent littéraire aux tenues extravagantes et qui ne mâche pas ses mots . Ce cocktail aurait pu bien fonctionner mais , en ce qui me concerne , je n’ai pas accroché . Je n’ai pas trouvé les répliques très drôles et l’intrigue est assez facile à deviner . Bref , j’ai abandonné cette lecture à mi-parcours en pestant d’avoir perdu un temps précieux que j’aurai pu consacrer aux autres livres qui m’attendent sagement au pied de ma table de chevet . Une consolation cependant , la couverture de ce petit roman est fantastiquement bien assortie à la déco de mon sapin ! C’est toujours ça ! 

Etrange suicide dans une fiat rouge à faible kilométrage – L.C. Tyler – 267 pages .

 

Un petit boulot

Classé dans : Non classé — 27 novembre, 2013 @ 3:05

boulot

Depuis que son usine a fermé et qu’il a été licencié , Jake a tout perdu : sa petite amie l’a laissé , il n’a plus d’abonnement au câble et il doit de l’argent au bookmaker de la ville . Alors , quand ce dernier lui propose de rembourser ses dettes en acceptant « un petit boulot » , Jake se laisse tenter même si le petit boulot en question n’a rien de très recommandable .

Le héros du livre a beau être un tueur à gage , il est éminemment sympathique . Il peut faire penser au héros de « The Full Monthy » ou bien encore au personnage principal d « L’étourdissement » de Joël Egloff ( excellent petit roman que j’ai lu il y a longtemps). Je verrai bien Ken Loach l’adapter au cinéma !

Ce roman brosse le portrait de l’Amérique des laissés pour compte , qui doivent bien finir par se débrouiller dans un pays où le libéralisme a broyé ses citoyens .

Le livre se lit très facilement , n’est pas noir du tout malgré le thème abordé et il y a de nombreuses pointes d’humour ( ah , l’obsession de Jake pour les armes équipées d’un silencieux !)  J’avais envie de le lire depuis longtemps ( le roman est paru en 2003 , quand même !) et je ne regrette pas d’avoir pris le temps de le faire .

Un petit boulot – Iain Levison – 210 pages

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