Leshakili

critiques de lecture

Touriste

Classé dans : Mes livres chouchous — 1 novembre, 2014 @ 4:00

touriste

Si les vacances vous paraissent déjà lointaines, je vous propose de vous plonger dans ce livre qui vous fera voyager, réfléchir et souvent rire . Le narrateur nous explique que dès son enfance, il était fasciné par les cartes géographiques et les planisphères . Devenu adulte, il a pu réaliser son rêve : devenir une sorte de touriste professionnel . Il va ainsi, chapître après chapitre, nous promener sur la surface du globe, de l’Angleterre au Mozambique, en passant par la Chine, le Maroc et bien d’autres pays encore .

J’ai beaucoup aimé le ton souvent humoristique sans jamais être cynique de ce roman . Ainsi, lorsqu’il évoque sa légère antipathie envers la Polynésie : « Pour être tout à fait honnête, j’ai une petite rancoeur envers ce territoire, car c’est ici que Joe Dassin nous a quittés. » (p. 9). Je partage aussi son avis sur les touristes qui prennent photo sur photo, au risque de louper l’instant présent . Pour l’auteur, « Prendre une photo, c’est prévoir de se souvenir du futur dans un futur prochain. » (p.137). C’est joliment dit et tellement vrai !

Les chapitres à la fin du roman sont moins légers et font réfléchir sur l’impact de l’homme sur la planète sans jamais utiliser un ton moralisateur . « Vu d’ici, on se rend bien compte que l’humanité n’a rien d’indispensable au fonctionnement de cette planète. (…) Nous sommes les touristes de luxe de l’évolution.(…) Nous avons visité la Terre, nous l’avons magnifiée et dévastée, nous allons repartir. » (p.259)

Ce qui est tout de même étonnant, c’est qu’en lisant le livre, les anecdotes sur les pays visités semblent tellement réalistes que l’on oublie qu’il s’agit d’un roman …

Un livre que j’ai beaucoup aimé et qui donne envie de faire ses valises pour partir à la découverte d’autres pays.

Touriste- Julien Blanc-gras . ( 260p.)

We Are All Completely Beside Ourselves

Classé dans : Si j'avais su ... j'aurais pas lu — 23 octobre, 2014 @ 10:48

beyondDe Karen Joy Fowler, j’avais lu il y a quelques années The Jane Austen Book Club . Lecture sympa, mais sans plus, un peu trop gentillette à  mon goût  . J’ai été attirée par le dernier roman de cette auteure à cause de la mystérieuse révélation de la page 77 mentionnée dans de nombreux blogs . La curiosité des chats n’étant point une légende, il ne m’a pas fallu longtemps pour me décider à plonger dans cette histoire afin de savoir de quoi il en retournait . 

Rosemary,la narratrice de We Are All Completely Beside Ourselves est une jeune fille qui va nous raconter comment un évènement traumatique survenu dans son enfance va totalement impacter sa vie et celle de sa famille . Lorsqu’ elle était enfant, ses parents (enfin surtout son père, éminent professeur-chercheur dans une université américaine), ont tenté une expérience pour le moins surprenante . Mais l’arrêt brutal de cette expérience, alors que la petite Rosemary est âgée de cinq ans, aura des conséquences dévastatrices sur le développement psychologique de Rosemary, sur son interaction avec les enfants, puis les adolescents qu’elle va cotoyer . Il m’est difficile d’expliquer davantage sans révéler ce que l’on nous apprend dans cette fameuse page 77 . (même si de nombreux journaux anglophones : The New York Times, The Washington Post et le britannique The Guardian  n’ont pas eu ce genre d’état d’âme !)Le livre a été si apprécié qu’il figure en bonne position dans les clubs de lecture anglophones et il a même été nominé pour le dernier Man Booker Prize . ( sans l’avoir!)

Mon verdict ? Et bien je n’ai pas pu finir ce livre ! Celles et ceux qui l’ont lu penseront peut être que le sujet m’a bouleversée au point d’interrompre ma lecture. Pas du tout! Au risque de passer pour une véritable Cruella, je dirai que, passé la page 77, ( enfin un peu plus loin quand même), j’ai commencé à sérieusement m’ennuyer . Je n’ai pas ressenti d’empathie particulière pour le personnage de Rosemary ( et sa copine Harlow est profondément agaçante!)et le seul intérêt que j’ai trouvé au roman c’est d’aborder le thème de la résilience .Ainsi,  Rosemary et son frère auront deux manières très différentes de réagir à ce qu’ils ont vécu .

J’ai fait quelques recherches pour savoir si ce genre d’expérience avait vraiment été tentée et il semblerait que oui . Allez, je vous donne un indice : dans le roman , Rosemary perd sa soeur jumelle . Si vous regardez attentivement la couverture du livre ( moi je l’ai lu sur ma liseuse!) et la photo qui illustre ce post , je pense que vous pouvez trouver !

Une lecture un peu frustrante donc, j’espère que les prochaines me donneront davantage de satisfaction .

We Are Completely Beside Ourselves – Karen Joy Fowler ( lu sur mon Kindle)

L’Idole

Classé dans : Non classé — 21 octobre, 2014 @ 2:31

idole3Alors, soyons clairs, au départ, ce n’est pas ce roman-ci que je voulais lire mais L’Ecrivain national qui est paru à la fin Août . Hélas,pas moyen de mettre la main dessus à la médiathèque ! Faute de grives on mange des merles ( quoiqu’en ce qui concerne Leshakili, il est  hors de question de s’abaisser à chasser pour manger ), je suis donc repartie avec L’Idole .

Le narrateur de cette histoire s’appelle Georges Frangin, il a 46 ans, vit à Paris et est au chômage . Un beau matin, en sortant de chez lui, il se rend compte que les gens lui sourient, le saluent comme s’il était une vraie star . Oui mais voilà, Georges Frangin ne sait absolument pas pourquoi tout le monde agit ainsi à son égard . Que peut -il avoir bien fait pour mériter si soudainement une telle notoriété ? La réponse à cette question, Georges la cherchera tout au long du livre, embarquant avec lui le lecteur au fil de diverses péripéties .

Ce livre est un véritable coup de griffe lancé à l’univers de la téléréalité : tous ces gens qui sont brutalement sortis de l’anonymat pour devenir de vrai pipoles sans pour cela avoir fait des choses extraordinaires.  Il explore notre rapport aux célébrités à travers de nombreuses scènes cocasses.La banquière  déroule presque le tapis rouge à son client d’ordinaire sans le sou: »De toute façon, mon cher monsieur Frangin,sachez-le,il ne faut pas attendre d’avoir de l’argent pour le dépenser.Après tout les banques sont là pour ça. » (p.120) . Le libraire , quant à lui, est prêt à n’importe quoi pour avoir un autographe et en vient même à devenir menaçant .

L’Idole  nous fait aussi nous questionner sur la façon dont nous réagirions si nous devenions brutalement célèbre .

 Si je devais cependant  ajouter un petit bémol , je dirais que ce livre est paru est 2004  donc en dix ans notre paysage audiovisuel a bien changé . Il me semble que l’on parle moins de téléréalité maintenant et que les nouvelles célébrités qui émergent actuellement sont plus issues d’internet . Le roman me semble donc un tantinet « daté » . Cependant  je ne regrette pas d’avoir lu ce livre divertissant, rempli de cet humour bien caustique qui me plaît tant .

L’Idole – Serge Joncour – 241p.

 

L’exception

Classé dans : Non classé — 4 octobre, 2014 @ 10:48

position3

Leshakili est habituellement peu enclin au laisser-aller, mais rien que pour vous, il a bien voulu faire une exception!

Dans le roman d’Audur Olafsdottir, l’exception est ce que représente Maria pour son futur ex-mari. Celui-ci décide en effet de lui annoncer, au cours de la fête du nouvel an, que non, décidément, il n’aime pas les femmes . Il en est bien certain à présent, Maria n’aura été qu’une parenthèse dans sa vie d’homosexuel et d’ailleurs, il part vivre avec son collègue qui porte le même prénom que lui .

Maria, restée seule avec les deux petits jumeaux qu’elle a eu avec son mari , rembobine alors le fil de leur histoire pour voir si elle aurait pu voir venir quelque chose, si certains détails auraient pu la mettre sur la voie et lui ouvrir les yeux quant à l’orientation sexuelle de son mari .

C’est le premier roman d’ Audur Olafsdottir que je parviens à terminer . J’avais abandonné Rosa Candida au bout de trente pages et je n’avais fait que feuilleter L’embellie avant de le reposer sur l’étalage de la librairie .Je dois dire que j’ai bien fait de persévérer . Même si le thème semble peu réjouissant, le tout est raconté avec beaucoup de douceur, de poésie et même parfois d’humour. Rien de sordide dans cette séparation, pas de coup bas, de chantage, de bataille par avocats interposés … seulement une femme qui cherche à comprendre et qui va petit à petit apprendre à faire le deuil de son mari. Elle sera aidé sur ce chemin par sa voisine, personnage improbable de naine écrivaine à mi-chemin entre Gimini cricket et la fée Clochette .

Une belle lecture,donc.Décidément, les auteurs islandais me plaisent beaucoup !

L’exception – Audur Olafsdottir – 337 p.

Fleur et sang

Classé dans : Non classé — 28 septembre, 2014 @ 12:42

fleur

Deux destins, deux époques qui alternent au fil des chapitres. Trois hommes, tous médecins dont les trajectoires de vie présentent des similitudes troublantes. Urbain Delatour le Jeune apprend, un peu contraint et forcé, la médecine auprès de son père, Maître Urbain Delatour l’aîné, dans l’Ouest de la France du XVII°. De nos jours,  Etienne Delatour, chirurgien cardiaque à Tours, sera promu chef du service de cardiologie d’un grand hôpital parisien.

Mais à chaque époque, une femme aux caractéristiques physiques ou psychologiques particulière aura une influence sur leurs décisions, sur leur vie .

J’avais vraiment beaucoup aimé Ouest, du même auteur,  et je dois avouer que j’ai un peu moins aimé celui-ci . Le point commun que j’ai trouvé entre les deux livres, c’est la relation maître-serviteur qui s’établit entre les personnages principaux .

La langue est très belle, et l’on ne peut que saluer le talent de l’auteur qui, par le pouvoir des mots, parvient à chaque chapitre à nous faire faire un bond de quatre siècles en avant ou en arrière .

Cependant j’ai trouvé certains retournements de situations un peu tirés par les cheveux. De même, certains passages semblent un peu longs …

Je ne peux donc pas dire que je n’ai pas aimé Fleur et Sang mais j’espère vibrer davantage au cours de mes prochaines lectures …

Fleur et sang – François Vallejo – 258p.

Comme l’an passé, je participe au challenge 1% organisé par Délivrer des livres . Vous retrouverez le logo suivant qui indique que le livre fait partie de la rentrée littéraire 2014 :

challengerl2014

L’île des chasseurs d’oiseaux

Classé dans : Non classé — 20 septembre, 2014 @ 4:58

oiseaux

Après toutes ces lectures récentes où le personnage principal était une femme, Leshakili a pris la décision, pour quelques temps, de se tourner davantage du côté des hommes .

Donc Peter May, ses chasseurs d’oiseaux et un inspecteur écossais . Voilà au moins un univers qui n’a absolument rien de « girly », avouez le !

L’inspecteur Fin Macleod est originaire de l’île de Lewis, la plus grande île de l’archipel des Hébrides extérieures, au large de l’Ecosse. Son supérieur lui demande d’aller y enquêter car un meurtre vient d’y être commis selon le même mode opératoire qu’un autre assassinat perpétré à Glasgow . Pourrait il s’agir du même meurtrier ?

Fin Macleod retourne donc sur les lieux de son enfance, après dix-huit ans d’absence . Il y retrouve toute la bande avec laquelle il a grandi et s’aperçoit que l’homme assassiné n’est autre que la brute épaisse qui tyrannisait autrefois les gamins et les ados de l’île . Rien de bien surprenant donc que quelqu’un aie voulu se débarrasser de lui . Oui mais qui ? Et le motif du meurtre ne semble-t-il pas trop simple ? De façon étonnante, le retour de Fin sur son île natale semble déplaire à beaucoup de monde …

J’ai beaucoup aimé ce livre tout d’abord pour l’évocation  très réussie de la nature écossaise: cette terre âpre , où le soleil peut succéder à la pluie plusieurs fois par jour, l’île où nichent les oiseaux,rocher perdu en mer, battu par les vents, où retentissent sans cesse les cris des volatiles  .

Ce qui m’a vraiment plu aussi c’est que ce roman n’est pas qu’un polar qui tient le lecteur en haleine dans l’attente de trouver le coupable et le mobile du meurtre.Il est beaucoup plus que cela : les personnages tout d’abord ont quelque chose de presque Shakespearien dans leurs contradictions et dans leurs faiblesses . Les thèmes abordés sont ceux de la vengeance, des amitiés trahies, de l’amour impossible, des secrets de famille et là encore il est difficile de ne pas penser à certaines pièces écrites par le grand Will .

En résumé, voici un très bon  moment de lecture et je me réjouis de retrouver l’inspecteur Fin dans deux autres romans puisque l’île des chasseurs d’oiseaux  est le premier opus d’une trilogie . Et puis franchement, l’Ecosse, qu’elle fasse ou non partie du Royaume Uni est une contrée magnifique que je vous encourage à découvrir si ce n’est déjà fait !

L’île des chasseurs d’oiseaux – Peter May – 374p.

 

A la grâce des hommes

Classé dans : Non classé — 17 septembre, 2014 @ 3:49

gràce

C’est d’une histoire pas bien gaie dont il est question aujourd’hui. Le roman A la grâce des hommes relate en effet l’histoire d’Agnès Magnùsdottir , dernière condamnée à mort en Islande .

Nous sommes en 1828 et Agnès, servante de son état, sait qu’elle va être exécutée puisqu’on l’accuse du meurtre de son amant . Dans un souci d’économie, elle est placée dans une ferme au fin fond d’une vallée islandaise, en attendant son exécution. Tout d’abord froide et distante, Agnès va peu à peu se mettre à raconter son histoire et sa vérité sur le meurtre dont elle est accusée .

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ce roman . Le décor est austère, les personnages peu engageants et j’ai au début ressenti peu d’empathie pour Agnès .( en même temps, vu sa situation,une gaie luronne eût été peu crédible!) Petit à petit elle va raconter son histoire, sa vérité, et tisser des liens avec les fermiers chez qui elle est hébergée .

J’ai trouvé que, pour un premier roman, A la grâce des hommes était bien construit et surtout bien documenté . La jeune auteure ( même pas trentenaire! ) a dû fournir un gros travail de recherches pour parvenir à rendre aussi bien la difficile vie des paysans finlandais au début du 19° siècle .

Au fur et à mesure du roman j’ai ressenti une tristesse grandissante pour cette femme accusée et condamnée sans vrai procès. J’ai été émue par cette solitude qui l’entoure : pas de famille, pas vraiment d’amis pour la soutenir, aucune échappatoire à l’issue fatale qui l’attend .

Cependant,même si la campagne islandaise décrite dans ce roman est moins riante que celle de La lettre à Helga ,l’Islande me tente de plus en plus. Je suis aussi très curieuse de voir comment, après ce premier roman si réussi, Hannah Kent va poursuivre sa carrière d’écrivaine …

A la grâce des hommes – Hannah Kent – 390 p.

Les Fleurs d’hiver

Classé dans : Mes livres chouchous — 7 septembre, 2014 @ 8:03

fleurOctobre 1918. Le soldat de deuxième classe Toussaint Caillet rentre chez lui, auprès de sa femme Jeanne et de leur petite fille Léo. Mais Toussaint ne revient pas directement de l’enfer des tranchées . Il sort tout juste de l’hôpital du Val-de-Grâce où il a subi plusieurs opérations . Le soldat est en effet un grand blessé de la face,un de  ceux que l’on a surnommé les « gueules cassées » .

J’ai tout aimé dans ce roman . Le fait que l’histoire soit racontée du point de vue de Jeanne, la femme de Toussaint, courageuse ouvrière fleuriste qui retrouve son mari . Mais comment reprendre une vie conjugale normale quand l’homme qu’elle aime lui revient ainsi mutilé?Un grand bandeau blanc lui cache la moitié de la face et il ne parle plus …

L’écriture est magnifique, ciselée, pleine de non-dits et en même temps très poétique. J’ai aussi beaucoup appris sur le quotidien des femmes pendant la guerre 14-18,ces ouvrières qui travaillaient sans relâche pour gagner un maigre salaire,  je n’avais pas lu beaucoup de choses là dessus .

Bref,j’ai été vraiment conquise par ce beau personnage féminin, bien décidée à ne pas se laisser faire par les aléas de la vie et j’aurai bien continué à lire encore leur histoire pendant quelques pages de plus .Un roman qui va donc rejoindre illico mes livres chouchous!

 

Les Fleurs d’hiver -Angélique Villeneuve – 150 p.

 

Orange is the new black : my year in a women’s prison

Classé dans : Non classé — 3 septembre, 2014 @ 3:49

orange2C’est la série, découverte cet été, qui m’a poussée à lire ce livre . Comme j’ai un besoin presque vital d’entendre chaque jour de l’anglais, je traque les films et les séries en VO . Celle ci, dernier bébé de Netflix,faisait comme on dit « le buzz » sur la toile donc j’ai voulu voir de quoi il s’agissait . J’ai tellement aimé les personnages que je n’avais pas envie de les quitter si vite puisque la saison 3 est en tournage actuellement.

Ce livre est le témoignage que nous livre Piper Kerman sur son année passée dans une prison pour femme pour un délit commis dix ans auparavant . Mademoiselle Kerman, dans son insouciante jeunesse est tombée amoureuse d’une femme un peu plus âgée et dealeuse qui lui demande un jour de rapporter aux états unis une valise pleine d’argent . Mais la jeune femme se fait prendre, sera condamnée et incarcérée bien des années plus tard .

Alors, le livre est-il très différent de la série? Je dirais oui et non ( facile, hein?) . On retrouve dans le livre une galerie de personnages féminins attachants,même si ces personnages ne sont pas exactement les mêmes que ceux de la série .

La série est en revanche beaucoup plus sulfureuse ( recherche de l’audimat oblige?) puisque la petite amie de Piper est incarcérée dans la même prison, ce qui n’arrive pas dans le livre, sauf à la fin où elles se retrouvent dans des circonstances particulières . Les scènes d’amour entre fille n’apparaissent pas dans le livre alors que dans la saison 1 elle sont très fréquentes .

En bref, une lecture d’été pas désagréable et qui s’apparenterait presque pour moi à de la « chick-lit ».Je n’y ai pas appris grand chose sur l’univers carcéral américain ( mais ce n’était pas non plus mon but!).Ce livre constitue donc pour moi une petite parenthèse estivale avant la reprise des choses sérieuses : s’attaquer à la déferlante de livres qui me tendent les bras à l’occasion de la rentrée littéraire !

 

Orange is the new black : my year in a women’s prison – Piper Kerman – lu sur mon Kindle

The Age of Miracles

Classé dans : Non classé — 31 août, 2014 @ 3:44

miracles

Et si un jour la rotation de la Terre ralentissait ? C’est ce qui se passe dans ce premier roman écrit par Karen Thompson Walker. Julia, la narratrice, se souvient de l’année de ses onze ans qui marque le début de l’allongement des journées sur terre et aussi son entrée dans l’adolescence . La petite histoire rencontre alors la grande, celle de l’humanité . Si The age of miracles est un roman d’anticipation, il est aussi un récit d’apprentissage . La petite Julia tombe amoureuse de l’énigmatique skater Seth, découvre que ses parents sont capables de mentir, tout ceci dans une atmosphère délétère de fin du monde qui approche à grands pas .

Ce qui fait peur dans ce roman c’est que les évènements relatés paraissent plausibles : pas de débarquement de monstres griffus venus de l’espace pour anéantir notre espèce mais simplement un allongement de la durée des jours et des nuits, un dérèglement qui ferait s’écraser au sol les oiseaux, s’échouer les baleines, une luminosité irrégulière qui ferait mourir les plantes une à une .

Un peu rebutée au début par le fait que la narratrice soit une très jeune fille, la plume fluide de Karen Thompson Walker fait que l’on a du mal à lâcher le roman même si on se doute que l’on ne va certainement pas vers un « happy ending » .

J’ai donc aimé ce roman que j’ai trouvé à la fois beau et triste et je ne suis pas surprise que les droits aient déjà été achetés pour le cinéma .

The Age of Miracles – Karen Thomson Walker – lu sur mon Kindle .

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