Leshakili

critiques de lecture

Constellation

Classé dans : Non classé — 8 février, 2015 @ 2:42

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Petit  jeu-concours ( oui, parfois Leshakili est d’humeur facétieuse ) : celui ou celle qui saura donner le nom de la constellation en arrière – plan gagnera un sac de croquettes au saumon .Vous voyez que Leshakili est soucieux de traiter ses lecteurs avec tous les égards qui leurs sont dû.

Revenons aux choses sérieuses . Ceux qui connaissent ma phobie de l’avion ne

manqueront pas de s’écrier : « Mais enfin, Leshakili, lire un livre dont le sujet principal est un  crash d’avion , quelle puce te gratte ??? »

Car oui, c’est bien de cela dont il s’agit : le 27 Octobre 1947, le Constellation F-BAZN d’Air France s’est écrasé dans les Açores . Cet avion, surnommé « l’avion des stars  » a terminé sa trajectoire en heurtant de plein fouet une montagne . Bilan : aucun survivant . Oui, je sais, ça calme . Parmi les passagers de cet avion au funeste destin certains étaient célèbres et d’autres non . Tout le monde connaît le champion du monde de boxe, Marcel Cerdan et bon nombre de personnes ont déjà entendu parler de la violoniste prodige, Ginette Neveu . Mais qui savait que cet avion transportait aussi Amélie Ringler, ouvrière bobineuse dans une usine de textile de Mulhouse ? J’ai trouvé que c’était le principal intérêt de ce livre : il alterne , au gré des chapîtres les portraits des  stars et des petites gens qui eurent dans leur vie au moins un point commun ( dont ils se seraient tous  bien passé!) : être à bord du même avion, ce 27 Octobre 1947.

Mais à part cela, je vous avoue ne ne pas avoir été emballée par ce premier livre d’ Adrien Bosc . Cette lecture est partie sur un quiproquo : je m’attendais à lire un roman et il s’agit en fait d’un récit journalistique. J’ai trouvé qu’il manquait à Constellation, un petit supplément d’âme et le thème « on n’échappe pas à son destin » m’a semblé abordé sans l’être vraiment . De plus, l’arrivée au beau milieu du livre, du « je » du narrateur m’a semblé superflue et artificielle .

Donc, une lecture intéressante mais pas passionnante non plus …Ceci dit, je n’ose imaginer le sentiment de culpabilité qu’Edith Piaf, maîtresse de Marcel Cerdan, a dû traîner jusqu’à la fin de sa vie puisque c’est elle qui a très fortement incité son amant à prendre place à bord de cet avion …Il aurait dû pourtant savoir que « si tu laisses quelqu’un prendre en main ton destin , c’est la fin . » ( dixit Jean-Louis Aubert dans La bombe humaine ) ( Oui, je sais, Leshakili ne fait pas son âge !)

Constellation – Adrien Bosc – 193p.

challengerl2014

 

Un territoire

Classé dans : Non classé — 26 janvier, 2015 @ 5:30

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Leshakili continue d’explorer l’univers d’Angélique Villeneuve, découverte avec Les Fleurs d’Hiver

C’est,une fois de plus,une femme qui est au centre de cette histoire, une malentendante dont on ne connaît ni le nom, ni le prénom . D’ailleurs, aucun personnage n’a de nom dans ce roman, ils sont simplement  la Soeur, le Garçon ou bien la Fille . Cette femme partage une maison avec deux grands adolescents . Enfin, partager est un grand mot puisqu’elle est cantonnée à la cuisine et à un cagibi qui lui sert de chambre avec pour tout lit un vieux matelas humide posé à même le sol. Les deux autres occupants de la maison sont des enfants rois, ne semblent rien faire de leurs journées, se font servir par le personnage principal tout en multipliant les brimades à son égard. Pourquoi cette femme accepte-t-elle de se laisser traiter de la sorte? Quel est le lien qui les unit ? Autant de questions qui rendent le roman difficile à lâcher .

J’ai aimé le thème peu souvent abordé de la maltraitance faite à un adulte par des ados. Le thème peut sembler sordide mais la beauté de la langue l’emporte . Le texte est riche sur le plan lexical,plein de poésie, à l’image de la vie intérieure de cette femme que tous prennent pour une demeurée .Et puis ce chat qui entre dans la vie de cette femme au début du livre, comme une petite lueur d’espoir dans un quotidien si triste … Bref, une fois de plus je suis conquise par cette auteure !

Un territoire – Angélique Villeneuve – 152p.

Sarah Thornhill

Classé dans : Mes livres chouchous — 18 janvier, 2015 @ 2:15

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Changeons d’hémisphère,voulez vous, et partons donc avec ce roman vers l’Australie où il doit faire bon, en ce moment, se prélasser sur la plage .

Le titre du roman est le nom du personnage principal, nous savons donc tout de suite qui nous avons affaire à un roman d’apprentissage et que nous allons suivre Sarah sur plusieurs années. Elle naît en l’an 1816,sur les rives de l’Hawkesbury en Nouvelles-Galles du Sud . Son père est un ancien bagnard déporté en Australie : c’est ainsi qu’à l’époque l’Angleterre réglait le problème de la surpopulation carcérale .Lors de la première partie du roman, on voit donc grandir la petite Sarah, on la voit aussi tomber amoureuse de Jack Langland, le meilleur ami de son frère aîné Will  qu’elle admire tant. Jack est également amoureux de Sarah et celle-ci se persuade donc très vite que, bien que Jack soit le fils métis d’un anglais et d’une aborigène,  rien ni personne ne pourra faire obstacle à leur amour . Oui mais voilà, nos Roméo et Juliette du bout du monde se retrouvent tout à coup confrontés au passé qui resurgit et Jack ne veut plus entendre parler de Sarah. Cette dernière finira par accepter d’épouser un homme pour lequel elle n’a aucun sentiment et fera de son mieux pour tenter d’oublier son amour de jeunesse .

J’ai aimé de nombreuses choses dans ce roman . Tout d’abord je n’avais pas lu beaucoup de romans traitant en filigrane le thème de la colonisation australienne et j’ai trouvé cela fort intéressant. J’apprécie de plus en plus de lire des oeuvres dans lesquelles la petite histoire se mélange à la grande .

J’ai aussi beaucoup accroché à cette saga familiale car même si Sarah en est le personnage central, ses parents surtout mais aussi  ses frères et soeurs ne sont pas des personnages négligés par l’auteure .

Et puis enfin, avec Sarah, Kate Grenville nous offre un magnifique personnage féminin. Elle a son franc parler bien à elle qui m’a souvent fait penser à l’héroine de The colour of milk . C’est une femme passionnée qui doit payer les erreurs  de ses ancêtres et qui devra apprendre à faire le deuil de son amour de jeunesse .J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de la relation du couple Sarah-John .

Les tournures de phrase sont volontairement lourdes ( « que j’ai dit »  » j’ai pas insisté » par exemple ) mais cela ne m’a pas gênée puisque cela colle bien à l’époque et au personnage .

Bref, un beau roman que je vous recommande chaudement et qui rejoint bien vite ma pile de livres chouchous !

Sarah Thornhill- Kate Grenville 253 p.

 

Les heures silencieuses

Classé dans : Non classé — 11 janvier, 2015 @ 12:15

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Ce roman nous transporte à Delft, au début du XVII° siècle .Magdalena Van Beyeren est la  fille de l’administrateur de la compagnie néérlandaise des Indes orientales et elle nous livre dans ce journal intime ses pensées sur la vie , l’amour et la position des femmes dans la société de cette époque .

J’ai beaucoup aimé l’idée qu’a eu l’auteure de partir d’un tableau ( ici une oeuvre d’Emmanuel de Witte, peintre hollandais du XVII°s) pour inventer l’histoire du personnage présent dans le tableau .

Magdalena, l’auteure du journal intime et la femme présente de dos dans le tableau, est un personnage très attachant même si elle est  totalement dans l’acceptation de ce qui lui arrive, ce qui devait très certainement être la façon dont les femmes voyaient leur sort à cette époque .

L’ensemble du roman donne quelque chose de très doux, d’apaisant, qui correspond bien, je trouve, aux couleurs choisies par les peintres hollandais de cette époque .

J’ai donc bien aimé ce roman court mais j’avoue cependant avoir une préférence pour Le dernier gardien d’Ellis Island de la même auteure .

Les heures silencieuses – Gaelle Josse – 135p.

Charlotte

Classé dans : Non classé — 28 décembre, 2014 @ 3:53

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Difficile de passer à côté de Charlotte en cette fin 2014 : des piles du livre en librairie, de nombreuses interviews de l’auteur dans différents magazines… Je dois vous le dire tout de suite, je n’aime pas spécialement ce qu’écrit David Foenkinos, j’ai commencé certains de ses romans et les ai vite reposés, beaucoup trop gnangan pour moi, tout ça!  J’avais donc de (très) nombreuses réticences concernant son dernier roman. Cependant, je suis faible : à force de voir des gens autour de moi avec ce livre à la main, puis, apprenant que Charlotte avait obtenu le Prix Renaudot ainsi que le Goncourt des Lycéens 2014, j’ai fini par céder .

Je résumerai très brièvement l’histoire : il s’agit de la biographie romancée de Charlotte Salomon, jeune peintre juive allemande qui finira gazée à l’âge de vingt-six ans à Auschwitz en 1943 .

Suite à cette lecture, je peux désormais l’affirmer : je n’aime décidément pas ce qu’écrit David Foenkinos . Le style tout d’abord est très particulier : ce roman pourrait ressembler à un long poème . L’écriture est comme hachée, l’auteur revient à la ligne à la fin de chaque phrase et à la longue, cela m’a lassé . J’aime les belles phrases, avec des adjectifs, avec des descriptions, et là j’ai trouvé l’ensemble un peu trop squelettique .

D’autre part, le personnage de Charlotte reste assez flou. On perçoit bien la mélancolie de la jeune femme et les raisons de ses états d’âme mais j’ai personnellement eu du mal à m’attacher à elle . Peut être est-ce dû à la présence de l’auteur que l’on sent constamment comme un écran  entre le personnage et le lecteur, j’ai eu le sentiment d’avoir du mal à m’approprier Charlotte .

Des romans sur la Shoah, j’en ai lu beaucoup et le plus émouvant ( en même temps il s’agit d’un récit autobiographique …) restera certainement Si c’est un homme de Primo Levi . Le dernier livre de David Foenkinos est assez inconsistant et je doute qu’il m’en reste grand chose dans quelques semaines . Le seul point positif a été de me faire découvrir une artiste peintre, c’est toujours cela de gagné !

Charlotte – David Foenkinos – 220 p.

( et merci à Manon de m’avoir prêté le livre, j’ai hâte que nous en discutions ensemble!)

challengerl2014

The colour of milk

Classé dans : Mes livres chouchous — 24 décembre, 2014 @ 11:18

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What colour is milk ? Si vous êtes observateur, plusieurs indices sont cachés dans la photo …

Je viens de terminer ce roman que j’ai adoré . L’histoire débute en 1830, c’est Mary une jeune anglaise de quinze ans qui est la narratrice . Elle nous raconte sa vie à la ferme, avec ses quatre soeurs,sa mère, son père brutal qui regrette de n’avoir pas eu de garçon pour l’aider dans son labeur quotidien et un grand père infirme . Jusque là, rien de bien original, me direz vous . Mais attendez, c’est Mary qui écrit sa propre histoire et au début du 19°siècle, une jeune paysanne qui sait lire et écrire, cela ne court pas les prés . Comment est-ce possible ? Tout simplement parce qu’un beau jour le père de Mary décide d’envoyer sa fille travailler comme bonne à tout faire  chez le pasteur du village. C’est dans cet univers plus raffiné que Mary apprendra à reconnaître les lettres puis à manier la plume . Malheureusement  ceci a un prix à payer …

J’ai tout aimé dans ce livre : le fait qu’il se situe dans l’Angleterre du 19°siècle : Jane Austen , les soeurs Brontë , Thomas Hardy ont longtemps fait partie de mes auteurs préférés. Le style est parfaitement réussi : les phrases courtes, les tournures empruntées à la langue parlée contribuent à rendre le personnage de Mary tout à fait crédible . Le sujet enfin : quelle place avait la femme dans la société à cette époque ? La réponse même si elle est connue fait  frémir .

Les passages où Mary parle avec son grand-père m’ont aussi beaucoup plu : on sent tout l’amour que se portent les deux personnages à travers un humour à la pince-sans-rire que j’affectionne tant .

En bref, un roman que je vous recommande chaudement, je le range illico dans mes livres chouchous, et je m’empresse de placer Black Dirt, le premier roman de l’auteure sur ma PAL.

The colour of milk – Nell Leyshon ( lu sur mon kindle)

Et sinon, Leshakili vous le confirme, les tulipes, cela ne sent rien !

challengerl2014

 

La fractale des raviolis

Classé dans : Non classé — 21 décembre, 2014 @ 4:33

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Leshakili n’ayant pas fait des études poussées de Mathématiques, il vous prie de vous excuser pour sa conception très vague de ladite fractale … ( Mathou, si tu passes par là et que tu veux nous éclairer, n’hésites pas!)

La fractale des raviolis est un recueil de nouvelles de conception assez originale . Tout commence avec une femme qui, découvrant que son mari lui est infidèle, décide de l’empoisonner avec un plat de raviolis . Au moment de passer à l’acte, un souvenir surgit et une seconde nouvelle commence . Le recueil voit ainsi s’enchaîner les histoires, un peu à la façon des poupées russes . On nous décrit des choses dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Ainsi, voulant vérifier si les rats-taupes étaient une espèce inventée par l’auteur, j’ai fait une petite recherche google image … je vous le déconseille si vous ne voulez pas faire de cauchemars. Je me suis arrêtée là donc je ne peux vous dire si les vierges de Barhofk ou bien la maladie de Sheridan sont sorties de l’imagination de l’auteur ou pas.

J’ai globalement bien aimé ce livre même si j’ai trouvé que les nouvelles étaient assez inégales à la fois du point de vue stylistique mais aussi au niveau de leur contenu. De même, cette construction en récits gigognes peut lasser à la fin car elle est trop systématique, trop prévisible, presque trop scientifique pour moi.

Pour conclure je dirai que j’ai tout de même bien aimé ce recueil.On perçoit bien la jubilation qui a dû être celle de l’auteur lorsqu’il a créé ses personnages plus loufoques les uns que les autres . ( mention spéciale pour moi à l’ado psychopathe).On sourit souvent à la lecture des péripéties des différents personnages et dans le paysage littéraire actuel,les livres qui amusent ne sont pas si fréquents que cela, donc ne boudons pas notre plaisir…

La fractale des raviolis – Pierre Raufast – 260p.

 

challengerl2014

 

Le collier rouge

Classé dans : Non classé — 14 décembre, 2014 @ 2:21

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Parce qu’il n’y a pas que l’espèce canine qui peut arborer fièrement la médaille militaire, Leshakili peut le faire aussi !

Trêve de plaisanterie,l’année 2014 touche à sa fin et j’avais envie de lire encore un roman sur cette période de notre histoire tant commémorée cette année .

L’histoire commence dans une caserne désaffectée du Berry en 1919 . C’est l’été, il fait très chaud et le soldat Morlac croupit dans une cellule en attendant d’être jugé . Dehors, son chien ne cesse d’aboyer, jour et nuit . Bientôt, le juge militaire Lantier du Grez vient interroger le soldat afin de savoir quelle sentence lui sera infligée . Mais qu’a donc bien pu faire cet homme, pourtant considéré comme un héros de guerre ?

Ce court roman a été un vrai plaisir de lecture . Il y a peu de scènes qui décrivent les batailles ou l’horreur des tranchées , il s’agit plus d’un huis clos entre un soldat plein de bon sens et un gradé qui n’est plus si sûr, un an après  la fin de la guerre, de ses convictions militaires. Le roman explore les thèmes de l’amour, de l’amitié, de la jalousie et nous fait réfléchir sur ce qui nous définit en tant qu’ être humain.

Un passage, entre autre, a retenu mon attention :

 » Je crois que la vraie différence avec les bêtes, poursuivit le juge, ce n’est pas la fidélité.Le trait le plus proprement humain et qui leur fait complètement défaut, c’est un autre sentiment, que vous avez du reste.

- Lequel ?

- L’orgueil. » ( p. 148)

Un beau roman, donc,bien écrit,et assez émouvant.

Le collier rouge – Jean-Christophe Ruffin – 155 p.

Les Apparences

Classé dans : Mes livres chouchous — 6 décembre, 2014 @ 12:49

apparences

Apparemment Amy et Nick forment un couple parfait : ils sont jeunes, ils sont beaux, ils ont de l’argent car même s’ils perdent tous deux leur travail et doivent aller s’installer dans le Missouri auprès de la mère malade de Nick, la fortune  personnelle d’Amy leur permet de subvenir à leurs besoins. Apparemment leur couple ne va pas si bien que cela . Apparemment Nick aurait tué Amy et se serait ensuite  débarrassé du corps . Bon, vous l’aurez compris, tout dans ce roman repose sur les apparences et donne au final un livre que j’ai vraiment aimé . C’est la sortie de son adaptation au cinéma qui m’a fait réaliser que je ne l’avais pas lu . J’en étais restée à Les lieux sombres qui ne m’avait pas spécialement laissé un souvenir impérissable mais celui-ci, quel choc !

J’ai adoré la façon dont l’auteure nous manipule : nous croyons comprendre ce qui anime le personnage et puis de nouvelles révélations arrivent et tout est chamboulé .

Je ne sais pas si on peut vraiment classer Les Apparences dans le genre « thriller » puisque le lecteur sait rapidement ce qui s’est réellement passé . Il s’agit plutôt de la dissection des petits riens d’une vie de couple qui fait froid dans le dos . Sous quel jour nous montrons nous lorsqu’on en est au début d’une relation ? Quelle image voulons nous donner à l’autre ? Qui n’a jamais tenté de jouer le rôle de  « la fille cool », différente des autres mégères si exigeantes auprès de leur mari avant que le naturel ne revienne au galop quand la routine s’installe ? ( Enfin à des degrés variables bien sûr selon chacune !) Et le mari, lui, qui est-il vraiment ? Bref, ce livre, au delà de cette histoire au suspense ébouriffant donne vraiment à réfléchir .

Un petit extrait pour vous donner envie ( si vous ne l’avez pas déjà lu!) : « Les gens aiment bien s’imaginer qu’ils connaissent les autres : les parents veulent croire qu’ils connaissent leurs enfants. Les femmes veulent croire qu’elles connaissent leur mari. » ( p. 163)

Donc un gros coup de coeur pour ce livre même si les dix dernières pages sont un peu superflues et moins convaincantes que le reste du livre ( mais c’est vraiment histoire de chipoter!)

Je n’irai pas voir l’adaptation cinématographique du roman : j’ai trop envie garder dans ma tête mes propres images de Nick et Amy et de leur couple infernal .

Les Apparences – Gillian Flynn – 687 p. (que l’on dévore à un rythme effréné !)

Le dernier gardien d’Ellis Island

Classé dans : Non classé — 16 novembre, 2014 @ 2:18

guardien

Novembre 1954, Ellis Island, la porte d’entrée vers l’Amérique, va fermer . John Mitchell, son directeur, erre seul dans ce lieu porteur d’espoir pour tant d’immigrants. Il va,pour nous, remonter le cours de sa vie et de ses souvenirs . Son arrivée à Ellis Island, quarante cinq ans auparavant, les deux femmes de sa vie, ses regrets et ses remords, le dernier gardien d’Ellis Island nous livre ici une véritable confession.

J’ai toujours été fascinée par la façon dont les états unis se sont peuplés .Ce lieu en particulier m’attire et j’ai avant tout acheté ce roman espérant y lire des témoignages, même fictifs, d’immigrants . Donc au début j’ai presque été déçue de voir que le récit était centré principalement autour du personnage du directeur . J’ai trouvé le début bien écrit mais ce n’était pas vraiment ce que je cherchais .Puis, tout à coup, le drame surgit et mon intérêt pour le roman s’en est trouvé relancé . Le récit se déplace en Sardaigne, de nouveaux personnages apparaissent …et le roman file si vite je suis arrivée à la fin presque avec regrets.

J’ai beaucoup aimé l’évocation du lieu,je l’ai trouvée très réaliste .L’ambiance crée dans ce roman est aussi très réussie .  Quant au directeur … j’aime les personnages tourmentés donc il avait tout pour me plaire . Même si Le dernier gardien d’Ellis Island est empli de nostalgie et que l’histoire est loin d’être une joyeuse comédie ,c’est donc une heureuse découverte pour moi .

 

Le dernier gardien d’Ellis Island – Gaëlle Josse – 166p.

Et ce roman constitue ma deuxième participation au challenge des 1% auquel j’ai beaucoup plus de mal à me tenir  cette année ….challengerl2014

 

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