Leshakili

critiques de lecture

Retour à Killybegs

Classé dans : Non classé — 14 mai, 2013 @ 4:35

Retour à Killybegs dsc04381-300x225 Il y a quelques temps , ma copine Marie m’avait prêté « Mon traître » ( également de Sorj Chalandon ) en me disant , « lis d’abord celui-ci , ensuite tu liras « Retour à Killybegs » et tu verras , c’est encore mieux « . Ma copine Marie avait raison . J’avais bien aimé « Mon traître  » qui raconte l’histoire d’un homme qui trahi son pays , ses croyances , sa famille , ses amis , tout cela dit du point de vue d’un jeune parisien qui se prend d’amour pour l’Irlande et son combat contre la domination britannique . Avec « Retour à Killybegs » , la même histoire est racontée mais du point de vue du traître , cette fois ci .Et le fait que l’on connaisse déjà la fin ne gâche rien à la lecture de ce roman .  On découvre l’ enfance de Tyrone Meehan, un père violent , la misère , le froid et la faim . On comprend comment cet homme en est arrivé à rejoindre l’IRA pour finalement trahir , par lassitude m’a-t-il semblé .

-L’IRA dit partout qu’elle veut la paix ? Nous aussi , on veut la paix. Alors on va la faire ensemble cette paix. Toi et nous , Tyrone .

- Je ne suis pas un traître .

- Mais qui te parle de trahir ? Ce que tu vas faire est héroïque , au contraire . Vous dîtes toujours qu’il faut faire la guerre pour avoir la paix et moi je te propose de déclarer la guerre à la guerre . » (p.178)

Dans ce roman , j’ai retrouvé l’ambiance des pubs irlandais , les pintes remplies de Guiness , la solidarité des gens vis à vis de l’ennemi , les Brits . J’ai appris des choses sur un conflit auquel je ne comprenais pas tout , étant gamine à l’époque .

Bref, j’ai bien aimé cette plongée dans le Donegal et aussi à Belfast, dans ces quartiers où les catholiques ne cohabitent pas avec les protestants .Le vieux Tyrone Meehan , retourné dans la maison de son père à Killybegs où il attend son châtiment ,est un personnage très attachant et on se prend à espérer qu’on l’oublie là , et qu’on le laisse encore nous raconter son Irlande .

Retour à Killybegs- sorj Chalandon – Le livre de poche .  332 pages

La cote 400

Classé dans : Non classé — 9 mai, 2013 @ 9:11

La cote 400 dsc04354-300x225Tout commence un matin lorsque la narratrice découvre un lecteur qui s’est retrouvé enfermé dans une  médiathèque toute la nuit . Bien mal lui en a pris ! Ce malheureux personnage ( qui ne s’exprimera pas durant tout le livre) sera le déversoir des pensées , indignations , révélations de la narratrice . De celle-ci , on ne sait ni son prénom , ni à quoi elle ressemble . On la devine , à travers ce qu’elle dit , petite souris enfermée au sous-sol de la médiathèque , qui travaille là depuis vingt-cinq ans .
Au début du livre , elle m’a semblé presque antipathique , une vieille fille aux yeux de qui rien ni personne ne trouve grâce . Elle m’a fait penser à certaines de mes collègues revêches … Puis , au fil du livre , on découvre une femme qui peut s’attendrir sur les enfants , les personnes âgées , les gens qui viennent chercher refuge dans la chaleur de la médiathèque lorsque dehors il fait trop froid …Une femme qui fantasme en secret sur un des lecteurs ….
Dans ce court roman écrit sous la forme d’un huis clos , j’ai appris de nombreuses choses sur le fonctionnement d’une médiathèque , sur les gens qui y travaillent , sur la façon dont sont classés les livres , sur la mystérieuse cote 400 .Un passage m’a particulièrement frappé car il correspond bien à une question que je me pose parfois : » Enfin , faut pas se leurrer ,combien de ces sacrés bouquins penses-tu pouvoir connaître ? Allez , tu as de grandes capacités: tu lis deux livres par semaine pendant cinquante ans. Et bien , à la fin de ta vie , tu en auras lu combien ? Cinq mille ? Ce n’est rien . Rien du tout en comparaison de ce que nous avons ici : deux cent cinquante mille sept cents ouvrages . Et à la BnF,quatorze millions. »
La cote 400 – Sophie Divry – Editions Les Allusifs – 65pages

Accès direct à la plage

Classé dans : Non classé — 8 mai, 2013 @ 3:46

Accès direct à la plage  dsc043471-300x225Est- ce le bleu ciel de la couverture qui me fait penser que l’été approche ? Est-ce le titre qui me donne des envie de vacances au bord de la mer ? Bref , j’ai eu envie de lire le premier roman de Jean-Philippe Blondel que je connaissais déjà grâce à l’excellent « G229 » .

« Accès direct à la plage«   est pour moi à mi chemin entre le roman et le recueil de nouvelles . Il se découpe en quatre partie qui correspondent chacune à quatre lieux de vacances en bord de mer , sur quatre décennies . Les personnages se croisent et s’entrecroisent et l’on se surprend à revenir parfois en arrière pour vérifier comment untel est lié à untel ou untelle . J’ai beaucoup aimé le sentiment d’être à l’intérieur de la tête des personnages , si différents les uns des autres et pourtant tous attachants à leur manière . Cela va du petit gamin qui rêve d’être inscrit au club Mickey parce que les vacances avec ses parents au bord du divorce , ce n’est franchement pas drôle , au vieux  montagnard  fraîchement veuf à qui les enfants ont pris une location à Capbreton pour lui faire « un peu changer d’air » . Mais lui , complètement déraciné , face à cette mer et ces vacanciers , ne cesse de répéter : « Ce n’est pas que je n’aime pas . C’est juste que je n’ai pas l’habitude . »

Le ton sonne juste et me confirme dans mon envie de lire les autres parutions de cet auteur .

 

Accès direct à la plage – Jean-Philippe Blondel – Editions Delphine Montalant – 110 pages .

Veuf …

Classé dans : Non classé — 6 mai, 2013 @ 2:06

 Veuf ...

 

La couverture (  uniquement le nom de l’auteur et le titre du livre en bleu pâle sur fond noir) nous laisse à penser que ce livre sera tout sauf drôle . En fait , ce serait mal connaître l’auteur , qui au passage était un ami de Pierre Desproges .. .  Je l’ai découvert avec l’excellent « Où on va , papa ? » ( prix Fémina 2008)  dans lequel il raconte avec un humour plus que noir sa vie de père de deux enfants handicapés mentaux et physiques . Son dernier livre , « Veuf » est dans la même veine . Ce petit livre très court ( certains chapîtres ne font qu’une page , pas toujours remplie) m’a fait passer un excellent moment de lecture . Evidemment , la disparition de l’autre n’y est pas racontée de façon mélodramatique , genre sortez les violons et les kleenex , mais c’est précisément là , dans ces passages parfois cyniques, que l’on ressent l’émotion et la douleur de l’auteur . Si vous avez déjà perdu un être cher , vous vous êtes forcément retrouvé confronté à des situations si absurdes qu’elles en deviennent cocasses . L’exemple le plus frappant est pour moi celui du téléphone portable de la défunte car « Quand on rentre dans un listing , on devient éternel , on ne meurt plus . C’est un vaccin contre la mort.« ( p.108)

Je partage la vision des choses de Jean-Louis Fournier : le deuil est un acte solitaire et rien ne sert d’afficher un mine sombre au risque de lasser  l’entourage et de finir encore plus seul . J’ai depuis longtemps fait mienne la citation de Voltaire mise en exergue du livre : « Il est poli d’être gai« .

Veuf – Jean-Louis Fournier – Stock – 157 pages ( sur mon livre à moi , je n’ai pas la même couverture , la photo n’y figure pas)

Demain j’arrête!

Classé dans : Si j'avais su ... j'aurais pas lu — 5 mai, 2013 @ 4:29

 

Demain j'arrête! dans Si j'avais su ... j'aurais pas lu demain

Une fois de plus , je me suis faîte avoir par la couverture ! La mine renfrognée  de ce petit chat à qui on a collé sur la tête  un chapeau péruvien ( tout en prenant soin de faire des trous pour les oreilles!) laissait présager un livre drôle . En retournant le livre , la quatrième de couverture comportait un commentaire très élogieux de la part d’un libraire connu et dont j’apprécie en général les choix .  » 400 pages de pur bonheur! » disait le libraire en question . Et bien moi , je me suis arrêtée à la page 289 très exactement . Les aventures de la gaffeuse Julie Tournelle qui ne sait plus quoi inventer pour que l’homme sur lequel elle a jeté son dévolu finisse par tomber amoureux d’elle m’ont parfois fait légèrement sourire , mais sans plus . On se doute assez rapidement qu’elle va parvenir à ses fins et le livre perd vite de son intérêt . La petite touche de pathos est amenée , selon moi  de façon assez grossière, par la vieille voisine isolée de Julie qui est hospitalisée et là aussi , on se doute que c’est très grave et qu’elle ne va pas s’en sortir . J’ai en fait eu l’impression de lire un livre pour ados , sans réel intérêt … cela signifierait-il que je suis en train de devenir une vieille quadra (« pléonasme! » , s’écrierait mon fils s’il me lisait)  ronchon ?

Dans le genre « jeune adulte célibataire à la recherche de l’amour de sa vie » j’avais très largement préféré  » Le chameau sauvage  » de Philippe Jaenada , beaucoup plus drôle , déjanté et  caustique .

Alors je suis désolée pour l’auteur qui s’adresse ainsi  à son lecteur  à la fin du livre :  » écrire cette histoire en espérant qu’elle te ferait du bien m’a rendu heureux « . Ce livre ne m’a rendue ni heureuse , ni malheureuse  j’ai seulement eu  la désagréable impression d’avoir perdu mon temps .

Demain j’arrête – Gilles Legardinier – Pocket – 398 pages .

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Classé dans : Si j'avais su ... j'aurais pas lu — 1 mai, 2013 @ 10:03

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire  dans Si j'avais su ... j'aurais pas lu vieuxJ’avais pourtant lu pleins de bonnes critiques mais je n’ai pas accroché du tout … Un genre de « Forrest Gump » en largement moins bien .

La tête en friche

Classé dans : Non classé — 1 mai, 2013 @ 9:26

La tête en friche teteEncore une rencontre improbable , après « Me Before You  » une autre jolie histoire d’amour , plus platonique celle-ci mais tout aussi belle , celle de Germain , grand type brut de décoffrage et de Margueritte , petite mamie hyper cultivée mais si seule . Je n’ai pas vu le film ( et je n’ai absolument pas envie de le voir) mais ce livre m’attendait depuis longtemps sur ma PAL . J’ai été émue par l’histoire de cet homme au langage souvent très cru , cabossé par la vie,  dont un des passe temps favoris est de compter les pigeons et aussi par le personnage de cette vieille femme dont on ne sait pas grand chose si ce n’est son amour des livres et de la littérature ( et cela me la rend forcément sympathique)

Ce livre m’a donné envie de relire ceux lus à haute voix par Margueritte pour Germain  : la Peste , Le vieux qui lisait des romans d’amour …

Notre passage sur terre , si bref finalement , vu par Germain est parfois plein de bon sens et de jolies images :  » Il n’y a pas de pompon à choper pour faire un tour gratuit , sur le manège . On fait son tour de piste et point barre : on s’en va. »

La tête en friche – Marie -Sabine Roger – Editions du Rouergue – 218 pages

Me Before You

Classé dans : Non classé — 1 mai, 2013 @ 4:44

Me Before You  mebeforeyou2Livre acheté en Grande Bretagne et prévu au départ pour une lecture de vacances . Finalement une bonne surprise . Certes la couverture « girly » laisse présager une love story mais les personnages sont attachants . On pense évidemment au film « Intouchables » ( mais ici la personne qui s’occupe de l ‘handicapé est une femme) .

Ce livre aborde aussi le thème de l’euthanasie et du regard que nous portons sur les tétraplégiques .

Je ne connaissais pas l’auteure mais ce livre me donne envie de lire ses autres parutions .

Me Before You – Jojo Moyes – Editions Penguin

Une autre histoire de londres

Classé dans : critiques de lecture — 29 avril, 2013 @ 9:35

Une autre histoire de londres  dans critiques de lecture histlondres

 

C’est après avoir entendu la chronique matinale de François Morel interviewant le maire de Londres , Boris Johnson , que j’ai eu envie de lire ce livre . C’est une ville chère à mon coeur donc j’avais très envie de savoir  ce que son maire avait à en dire .

J’ai vraiment beaucoup aimé ! Le livre est découpé en chapîtres qui correspondent chacun à un personnage important dans l’histoire de la capitale britannique . Nous partons donc de Boadicée , reine Icène qui se vengea en décimant une bonne partie de la population de Londres , en passant par Guillaume le Conquérant qui fût à l’origine de la sinistre Tour de Londres , pour découvrir , vers a fin du livre , un portrait saisissant de Keith Richards ,des Rolling Stones , à qui l’auteur voue une grande admiration .

J’avoue , je suis passée assez rapidement sur les chapîtres qui me plaisaient le moins ( 2 ou 3 seulement) mais l’érudition , l’humour et l’auto dérision de l’auteur font de ce livre un vrai  » page turner » comme dirait tout britannique qui se respecte .

Bref , je suis entièrement d’accord avec la quatrième de couverture :  » ce chant d’amour à une cité nulle autre pareille nous donne tous envie d’être londonien . »

Une Autre Histoire de Londres de Boris Johnson ( éditions robert Laffont – 335 pages)

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