Leshakili

critiques de lecture

J’ai commencé ….The Upright Piano Player

Classé dans : Non classé — 8 juillet, 2013 @ 8:36

J'ai commencé ....The Upright Piano Player piano

Be Mine

Classé dans : Non classé — 7 juillet, 2013 @ 4:49

Be Mine  bemine3-300x225

Attention , difficile de lâcher ce roman une fois que vous l’aurez commencé!

Le personnage principal , Sherry Seymour , est professeur d’anglais dans un « college » américain et découvre , dans son casier , au matin de la Saint-Valentin ,un petit billet doux provenant d’un admirateur qui  ,comme le veut la tradition des « Valentines » anglo-saxon , reste anonyme . Elle commence alors  ,tout comme le lecteur, à soupçonner un peu tout le monde mais surtout , ce petit mot la fait réfléchir sur ce qu’elle est devenue :la quarantaine passée , un mari un peu plan-plan , un fils parti étudier en Californie , donc très loin de la maison … Toute la première partie du roman nous tient  en haleine car comme elle ,on a vraiment envie de savoir qui est l’auteur des messages ( car il y aura bien plusieurs messages) . En même temps , nous voyons cette femme évoluer , se réveiller , un peu comme la nature autour d’elle qui sort de l’hiver : elle s’achète une jolie robe ( si quelqu’un la désire  il faut lui faire honneur !) , renoue avec une féminité que les années, la vie conjugale au quotidien , avaient fait passer au second plan   . Laura Kasischke nous lance sans cesse sur de fausses pistes et une fois révélé l’auteur des messages anonymes , on voit poindre la catastrophe et on se demande comment tout cela va bien pouvoir se terminer .

Bref , un roman qui commence un peu comme une bluette sentimentale mais qui s’en éloigne très vite , comme dans tous les romans de cette auteure . J’ai beaucoup aimé la peinture psychologique de cette femme  qui avance en âge et se retourne souvent sur son passé avec une pointe de nostalgie . Ce roman souligne aussi le danger des apparences : qui sont vraiment les gens que nous cotoyons au quotidien ? De quoi sont ils réellement capables ?

 

Be Mine – Laura Kasischke ( lu sur mon Kindle )

L’Inconstance de l’espèce

Classé dans : Non classé — 21 juin, 2013 @ 12:28

L'Inconstance de l'espèce  espece-300x225« Assis », dit Inge Lohmark, et la classe s’assit. Elle dit: « Ouvrez vos livres à la page sept », et ils ouvrirent leur livre à la page sept… »( p.9) Le rêve , non ?

Ce livre nous présente un personnage assez atypique : Inge Lohmark est professeur de biologie et de sport et elle exerce depuis plus de trente ans dans une ville de l’ex-Allemagne de l’Est qui , à présent , est vouée à se vider de sa population . Pourquoi Inge est-elle atypique ? Et bien parce qu’elle porte un regard entomologique sur tout ce qui l’entoure . Est-ce une déformation professionnelle ou un moyen de se mettre à distance d’une réalité qui lui semblerait étouffante , insupportable? Ceci pourrait rebuter le lecteur mais c’est pourtant ce qui rend ce roman si drôle, caustique .

Ainsi , son plan de classe comporte , sous le nom de chaque élève , une petite description :

« Saskia : Pourrait même être jolie sans tout ce maquillage . Visage bien proportionné , front haut , sourcils épilés , expression bête à manger du foin . Entretient avec maniaquerie son pelage . »p.21

Alors , là , moi , j’ai tout de suite plein de visages qui me viennent à l’esprit et qui correspondent parfaitement à cette description !

Ce personnage qui fait figure de roc face à ses élèves , qui est pleine de certitudes est pourtant en souffrance . Son mari la délaisse au profit de son élevage d’autruches et sa fille Claudia s’est exilée aux Etats -Unis et ne donne visiblement que très rarement signe de vie … Inge , si elle n’était pas allemande , pourrait être la parfaite illustration de ce proberbe anglais : « Never explain , never complain »

J’ai aimé le ton ironique , parfois sarcastique avec lequel elle parle de ses élèves , de ses collègues et aussi la façon presque lyrique de décrire son environnement . J’avoue que la fin me laisse un peu perplexe et j’aurai aimé en savoir davantage sur ses relations avec sa fille .

Ce livre m’a quand même beaucoup plu et j’ai trouvé très originales les illustrations qui ponctuent ce livre .

Je ne résiste pas à copier un dernier extrait , si approprié en ce mois de Juin :

« Parmi tout ce que l’école avait à proposer , une interrogation surprise était encore la chose qui s’apparentait le plus à la vie réelle . Préparation à la réalité , à l’enchaînement impitoyable d’évènements imprévisibles . Ce n’était pas une bonne chose de planifier les épreuves du bac (..) Le mieux serait encore de séparer les candidats et de les convoquer individuellement en plein milieu d’un cours , à n’importe quel moment de l’année .( p.107)

En voilà une belle idée de réforme du bac , non ?

judith Schalansky – L’Inconstance de l’espèce – 230 pages -éditions Actes Sud

The Devil all the Time

Classé dans : Non classé — 16 juin, 2013 @ 3:21

The Devil all the Time devil2-300x225 Que de violence dans ce premier roman de Donald Ray Pollock ! Ce livre nous narre les histoires de personnages  qui au début , semblent n’avoir que très peu de lien les uns avec les autres : Willard , désespéré à l’idée que sa femme ne finisse par mourir ,fait couler le sang des animaux en offrande à Dieu et entraîne avec lui son petit garçon , Arvin , dans des séances de prières interminables .Roy et Theodore , prêcheurs et imposteurs se voient contraints de fuir après avoir tué pour mieux tenter de faire réssusciter une femme . Carl et Sandy ,que les auto-stoppeurs feraient mieux d’éviter s’ils tiennent à rester en vie …Le lecteur suit les pérégrinations des différents personnages et s’attache même à eux car tout déjantés et violents qu’ils soient , ils restent aussi profondément humains. Le personnage de Sandy m’ a particulièrement touchée dans le genre pauvre fille , manipulée par les hommes mais en même temps pas si claire que cela …  . Soudain , dans le dernier tiers du livre , tout se met en place et on voit très vite , comme sur une carte sur laquelle s’affichent des petit points lumineux , que ces personnages suivent une trajectoire et qu’ils vont inéluctablement finir par se rencontrer  . Il devient alors impossible de lâcher ce roman pour savoir comment tout cela va finir . Alors oui , c’est violent , le sang coule , des cervelles explosent sous les balles ,des gorges sont tranchées et heureusement quelques brefs moments font sourire :

« Eating breakfast with Sandy at the truck stop , he wondered if any of the drivers sitting around them had ever killed a hitchhiker. It would be an excellent job for that sort of thing if a person was so inclined. » ( p.217)

En tous cas , un livre que je recommande !

The Devil all the Time – Donald Ray Pollock – éditions Vintage – 260 pages .

La ferme des Neshov

Classé dans : Non classé — 15 juin, 2013 @ 6:28

La ferme des Neshov ferme-300x225Voici donc le deuxième opus de la saga norvégienne écrite par Anne Ragde . On retrouve avec plaisir les personnages et ,puisqu’on les connait mieux , ce deuxième tome est encore plus prenant que le premier . Chacun est maintenant confronté à des choix de vie : Torunn après des histoires d’amour tumultueuses revient finalement à la ferme pour aider son père , Margido le croque-mort commence à s’ouvrir au monde des vivants ( et surtout des vivantes…) et Erlend décide d’avoir un enfant .Le secret du grand père ayant maintenant été révélé à la fin du premier tome , le vieillard est devenu un personnage touchant :quelle vie gâchée !Le coup de théâtre de la dernière page a eu le même effet qu’avec « La terre des mensonges« : je me suis vite rendue à la librairie la plus proche en croisant les doigts pour trouver le dernier tome ! Je ne chroniquerai pas ici « L’héritage impossible » bien que j’ai aussi beaucoup aimé ce livre . Cependant , comme le titre l’indique , il est beaucoup plus sombre que les deux premiers livres . Anne Ragde ayant bien précisé qu’il n’y aurait pas de suite à cette saga c’est avec un peu de tristesse que l’on referme les dernières pages . Cette façon de décrire de manière très réaliste le quotidien et aussi les sentiments des personnages m’a donné à la fin l’impression de dire adieu à des gens auxquels je m’étais vraiment attachée . De cette auteure j’avais déjà lu « Zona Frigida » ( dans un registre  policier) et si j’ai l’occasion de lire son dernier roman , je le ferai avec grand plaisir .

La ferme des Neshov -éditions 10/18 – 350 pages

La terre des mensonges

Classé dans : Mes livres chouchous — 9 juin, 2013 @ 10:49

La terre des mensonges dans Mes livres chouchous terre-300x225 Premier roman d’une trilogie , « La terre des mensonges » se déroule en Norvège . Dans une vieille ferme délabrée , la matriarche Anna Neshov se meurt . Elle vit là avec son fils ,Tor et son mari très agé . Après le décès d’Anna , qui va s’occuper de cette ferme ? On comprend vite que les autres enfants d’Anna , Margido ,le gérant d’une  petite entreprise de pompe funèbres et Erlend,l’homosexuel exubérant exilé au Danemark  , ont leur  vie à mener et n’ont guère envie d’assumer la responsabilité de la ferme . Reste Torunn , fruit d’une union très brève entre Tor et une fille de la ville ,mais elle n’a jamais vécu à la ferme …

J’ai beaucoup aimé la façon dont Anne Ragde brosse le portrait de cette famille aux relations si complexes ( comme toutes les familles  finalement … ). Le style n’est pas d’une beauté littéraire à couper le souffle mais chaque personnage est attachant et il est difficile de lâcher ce roman car l’intrigue ( Tor réussira-t-il à conserver la ferme ? Quel secret cache le personnage du grand-père ?) est tout de même très prenante . La preuve , dès la fin du roman , j’ai filé acheter le second tome pour savoir ce qui allait arriver à tous ces personnages !

 

La terre des mensonges – Anne Ragde – éditons 10/18 – 350 pages

OH…

Classé dans : Non classé — 7 juin, 2013 @ 4:29

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Après le sulfureux « 37°2 le matin » , je n’avais plus rien lu de Philippe Djian , puis j’ai récemment lu de bonnes critiques sur son dernier roman et je me suis décidée à l’emprunter . J’ai bien aimé ce portrait de femme qui porte sa famille à bout de bras : une mère qui ne se comporte pas du tout comme une vieille dame de son âge devrait le faire mais collectionne  les amants beaucoup plus jeune qu’elle , un fils empêtré dans une liaison compliquée et qui a du mal à joindre les deux bouts , un mari qu’elle a viré de chez elle , un amant un peu crampon , un voisin avec lequel elle entretient des rapports … pour le moins étranges . J’ai un peu moins aimé le milieu , un peu bobo , dans lequel les personnages principaux évoluent et les jeux sexuels auxquels elle s’adonne avec son voisin  .Le roman se déroule sur trente jours et l’absence de découpage en chapîtres nous donne vraiment l’impression que l’ héroine vit à cent à l’heure .

Michèle reste malgré tout une femme attachante , une femme forte qui sait s’assumer dans toutes ses contradictions :

« Au fond , je ne pensais pas être une personne si étrange , si compliquée , à la fois si forte et si faible. » dit elle p.234

Et puis , dans ce roman , il y a Marty , le chat. Les passages , en particulier à la fin du roman , où le petit animal apparaît sont très touchants et n’ont pu être écrit que par un amoureux des félidés et je ne voyais pas du tout Philippe Djian ainsi !

Donc globalement un bon moment de lecture !

« OH… » éditions Gallimard – 237 pages

Le magasin des Suicides

Classé dans : Non classé — 4 juin, 2013 @ 10:57

Le magasin des Suicides  magasin-300x225 De Jean Teulé , j’avais déjà lu « Darling » et aussi « Le Montespan » . J’avais bien aimé les deux mais sans réel coup de coeur . De celui ci , je ne sais trop quoi en penser , oui , c’est drôle , mais la deuxième moitié du livre traîne un peu en longueur , tout de même .

Il s’agit d’un magasin , dans un futur proche peu réjouissant (les infos parlent sans cesse de pluies d’acide sulfurique) , où l’on peut acheter tout ce qui est nécessaire pour en finir avec la vie . Et les propriétaires de ce magasin prennent leur rôle très au sérieux ,ils ont le goût du travail bien fait . D’ailleurs , le slogan de leur magasin , imprimé sur les sacs qu’ils donnent à leurs clients pour emballer la marchandise est : « Vous avez raté votre vie ? Avec nous vous réussirez votre mort! »

Ces propriétaires ont trois enfants : les deux premiers leur donnent toute satisfaction : ils sont morbides à souhait . Le problème vient du petit dernier qui respire la joie de vivre et de ce fait n’aide pas du tout ses parents !

J’ai bien aimé le côté décalé de ces suicidaires à qui on propose , avec un grand sérieux , maintes façons de se supprimer , comme si on leur proposait la dernière voiture à la mode avec toutes les options . Mais j’ai trouvé que le roman progressait tout de même vers un « happy ending » assez prévisible .

De nombreux moments drôles tout de même grâce à cet humour noir que j’apprécie beaucoup :

« Mishima , indigné, les vire de sa boutique :

- Allez , fichez moi le camp! Pas besoin de clients comme vous ici.

- Mais je veux mourir.

- Démerdez-vous . Allez au bureau de tabac! » (p.66)

J’ai passé un bon moment de lecture mais ce livre sera sûrement assez vite oublié .

 

Le Magasin des Suicides – Jean Teulé – 157 pages

The Buddha in the Attic

Classé dans : Mes livres chouchous — 26 mai, 2013 @ 6:55

The Buddha in the Attic  dans Mes livres chouchous bhudda-300x225 Voici un roman tout simplement renversant ! Pas étonnant qu’il ai eu autant de prix même si le titre français ( trop gnan-gnan pour moi) ne m’aurait pas du tout incité à le lire .

Il s’agit de ces femmes  japonaises surnommées « picture brides » car elles ont quitté leur Japon natal au début du siècle dernier , direction les états unis , en ne connaissant de leur futur mari qu’une photo ( qui parfois ne représentait même pas l’homme en question , peu photogénique !) . Bien sûr  à leur arrivée de nombreuses désillusions les attendaient . Le roman est composé de chapîtres assez courts et suit le cours chronologique de la vie de ces femmes : leur arrivée , leur union avec  l’époux , la naissance des enfants … On comprend surtout que nombre d’entre elles ne représentaient qu’une main d’ oeuvre utilisée la plupart du temps pour travailler dans les champs . Comme si tout cela ne suffisait pas , la deuxième guerre mondiale , et surtout l’attaque de Pearl Harbour aura pour elles ( mais aussi leur mari , leurs enfants) des conséquences terribles .

On peut ne pas aimer l’anaphore ( terme récemment remis au goût du jour…) qui commence chaque paragraphe : « One of us » … »Some of us » … mais moi je trouve que cela donne un certain lyrisme non dépourvu de charme à cette écriture . Quant au buddha dont il est question dans le titre  il fait une toute petite apparition dans le roman mais l’image est  émouvante .

Bref , un gros coup de coeur pour moi .

The Buddha in the Attic – Julie Otsuka – 129 pages

The Sisters Brothers

Classé dans : Non classé — 25 mai, 2013 @ 6:37

The Sisters Brothers  sisters1-300x225Voici un roman que Quentin Tarentino aurait pu adapter au cinéma s’il ne s’était pas déjà essayé au western avec « Django » . Elli et Charlie Sisters ont été engagés comme tueurs à gages pour liquider  un chercheur d’or nommé Hermann Kermit Warm ( même ce nom fait »Tarentinesque »!) . Ils vont traverser les états unis pour se rendre en Californie , en pleine période de la ruée vers l’or . Bien sûr , en chemin , l’auteur leur fait rencontrer des Indiens , des prostituées , des hommes qui se battent en duel au cours de scènes très souvent violentes mais aussi parfois  assez drôles .

C’est bien sûr le personnage d’Elli qui fascine, car sous des dehors de brute sale , qui n’hésite pas à tuer quand il le faut , se cache un être qui s’interroge sur le sens de ce pour quoi lui et son frère  ont été engagés , qui tombe amoureux  , et qui va même développer un indéniable sentimentalisme pour son cheval à qui il arrive mille misères .Charlie , lui , se semble pas s’encombrer de telles pensées .

Lors d’une brève discussion avec une prostituée , celle -ci ne peut que remarquer que tout oppose les deux frères :

« You got all the romantic blood,is that it ? »

« Our blood is the same , we just use it differently. » (p.163)

Ce qui me fait penser à Tarentino ? L’humour mais surtout l’extrême violence de certains passages . J’avoue qu’une fois le principe compris , quand je voyais une de ces scènes violentes pointer le bout de sa majuscule , j’ai un peu survolé lesdits passages …

Ce qui court en filigrane à travers le roman , c’est l’amour que porte Elli à son frère , Charlie . Et ,dans ce  monde de brutes ainsi dépeint , cela fait plaisir à lire .

The Sisters Brothers – Patrick De Witt – 327 pages

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