Leshakili

critiques de lecture

Au revoir là-haut

Classé dans : Mes livres chouchous — 5 septembre, 2013 @ 1:43

Au revoir là-haut dans Mes livres chouchous au-revoir-300x225 Ayé ! J’ai fini mon premier roman de la rentrée littéraire et j’ai été partagée entre l’envie de le finir très vite pour venir vous en parler et vous faire part de mon enthousiasme  et celle de ralentir ma lecture afin de ne pas quitter  trop tôt les personnages .

Je n’avais rien lu qui se déroule pendant la première guerre mondiale depuis « Dans la guerre » d’Alice Ferney mais là , en faisant mon choix en librairie parmi tous les nouveaux titres de la rentrée , j’ai tout de suite été happée par la première phrase de ce roman : « Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps  » .

L’histoire  commence en Novembre 1918 , dans les tranchées où deux hommes vont voir leur destin à jamais lié . Pour faire court , l’un va sauver l’autre et vice-versa … mais à quel prix ! A la fin de la guerre , ils prendront leur revanche  sur une société qui n’est que peu reconnaissante envers ses anciens poilus et ils inventeront une gigantesque escroquerie . L’histoire est pleine de rebondissements , l’ambiance de l’époque est bien rendue mais ce sont surtout les personnages très attachants qui font que l’on referme le livre presque à regret . Albert et Edouard forment un tandem comme on en voit souvent au cinéma , très différents sur tous les plans mais qui s’épaulent et cherchent ensemble à survivre dans ce Paris de l’après-guerre. Et que dire du méchant , Henri d’Aulnay-Pradelle , d’un cynisme exemplaire …

« Un instant , Henri fut déstabilisé. Puis la réponse fusa :

- Qu’est ce que ça peut foutre bordel de merde ! Quand ils viennent se recueillir , les parents , ils creusent la tombe pour vérifier que c’est bien leur mort à eux ? »(p.296)

Les personnages secondaires sont eux aussi très bien campés avec une mention spéciale pour la mère d’Albert Maillard dont on entend seulement la voix et le répugnant Joseph Merlin .

Bref , première lecture de cette rentrée littéraire et c’est un coup de coeur !

Pierre Lemaître – Au revoir là-haut – Editions Albin Michel – 561 pages . challenge1 dans Mes livres chouchous

Un challenge pour la rentrée …

Classé dans : Non classé — 28 août, 2013 @ 11:13

Un challenge pour la rentrée ... challenge

 

Je viens de m’inscrire au challenge 1% ! Le but : lire 1% des livres parus  pour cette rentrée littéraire . Sachant qu’il y en a environ 600 , il me faudra donc lire 6 livres ( oui , je sais , nulle en Maths , mais là ,quand même …) avant l’été prochain . J’ai hâte de finir celui en cours pour me mettre à ce challenge !

Vous saurez quels livres font partie de ce challenge grâce au logo ci-dessus que j’intégrerai dans mes critiques .

Oh , my dear !

Classé dans : Non classé — 27 août, 2013 @ 10:40

Oh , my dear ! dear-300x225

Voilà un roman qui a le mérite de ne pas fatiguer mes neurones engourdis par cette chaleur estivale !

L’histoire : Al Greenwood , 50 ans , est « taxi-driver » dans un paisible petit village côtier d’Angleterre . Le problème c’est qu’il ne supporte plus sa femme , l’encombrante Audrey . La solution est simple , il décide de la supprimer . Suite à une dispute , Audrey quitte la maison et se dirige vers la falaise , battue par le vent et la pluie . Al la suit et , au moment opportun , la précipite dans le vide . Or , en rentrant chez lui , tout guilleret , il tombe sur son épouse ! S’il n’a pas tué Audrey , qui est donc la victime ?

J’ai aimé la description de la vie dans ce petit village , ses personnages excentriques et loufoques comme on en trouve souvent dans les comédies britanniques ( ah , la délicieusement déjantée Alice Blackstock !) . Certains passages sont franchement drôles :

« De l’autre côté de la clôture , Gaynor s’affairait à son évier  en me jetant des regards noirs . Elle lavait son chien , une espèce de pékinois , apparemment . Je ne savais pas qu’ils avaient un chien. Ce n’est que quand elle a commencé à lui essorer vigoureusement le cou que j’ai réalisé que ce n’était pas du tout un chien . C’était cette foutue perruque. »( p. 219)

L’histoire est cependant un peu tirée par les cheveux et s’essouffle parfois . J’ai mollement terminé le livre mais je ne pense pas m’en souvenir dans quelques semaines . A noter que le titre anglais est « Cliffhanger » , je ne vois pas trop l’intérêt de l’avoir traduit par un autre titre en anglais .

Oh , my dear ! – T.J.Middleton ( un rapport avec la mère du très probable futur roi ?) – Edition Cherche Midi – 305 pages

Purgatoire des innocents

Classé dans : Si j'avais su ... j'aurais pas lu — 20 août, 2013 @ 9:20

Purgatoire des innocents  dans Si j'avais su ... j'aurais pas lu prgatoire-300x225

Alors là , quelle déception ! Quelle perte de temps ! Et dire que j’avais littéralement harcelé mon libraire pour avoir ce livre dès sa parution , suite à une chronique dithyrambique entendue à la radio !

L’histoire : un braquage de bijouterie de luxe tourne au fiasco et les voleurs se réfugient dans un lieu isolé ( après avoir en quelque sorte pris la maîtresse de maison en otage) afin  de soigner un des braqueurs ( le frère adoré du héros) . Mais voilà , ils se sont en fait jetés dans la gueule du loup puisque cette ferme isolée , constamment drapée dans le brouillard , se trouve être le repère d’un psychopathe violeur d’enfants , genre de Michel Fourniret en plus monstrueux encore . La maîtresse de maison , compagne du psychopathe , lui est complètement soumise et cache bien sûr un lourd secret .

J’ai trouvé ce livre incroyablement long ( 600 pages , tout de même ) , d’ailleurs , j’ai zappé deux cent pages au milieu et j’ai retrouvé les personnages au même endroit , rien n’avait progressé dans l’intrigue ! Le tout est le plus souvent cousu de fil blanc : un des braqueurs ( à l’agonie quelques pages plus tôt ) réussit tout de même à creuser une tombe à la pelle ! Quant au style … je sais que parfois dans les romans policiers  il s’efface au profit de l’intrigue mais quand ni l’un ni l’autre ne sont au rendez vous , cela commence à faire beaucoup . Ainsi , page 37 :  » Elle hésite un instant , décide finalement de le rejoindre (..) C’est sous un ciel de plus en plus menaçant qu’elle s’élance sur les traces de l’homme qu’elle aime plus que tout au monde . » Si Karine Giebel cesse un jour d’écrire des polars , elle peu postuler aux éditions Harlequin , en tous cas , moi , je retourne à mes Indridason et autres Mankell !

 

Purgatoire des innocents – éditions fleuve Noir – 600 pages

Un visage d’ange

Classé dans : Non classé — 18 août, 2013 @ 11:05

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A onze ans , Sebastien Croll est accusé d’avoir battu à mort , Ben , son camarade de jeu . C’est Daniel Hunter , jeune avocat en droit pénal qui est chargé de le défendre . Bien qu’issu d’un milieu très favorisé , on comprend vite que l’univers familial de Sebastian est loin d’être paisible . Le roman est construit sur une alternance entre la construction du procès de Sebastian , quelle ligne adopter afin que le petit garçon ne passe pas une partie de sa jeunesse en prison ( car en Angleterre  un mineur est susceptible de comparaître devant une cour de justice criminelle ordinaire à partir de l’âge de dix ans ) et les souvenirs d’enfance de l’avocat lui même . Et c’est cette partie de l’histoire qui , de mon point de vue , est la plus intéressante . Fils d’une jeune droguée à laquelle il voue un amour sans limites , Daniel est balloté de services sociaux en familles d’accueil avant de finir chez Minnie , femme elle aussi marquée par les tragédies de la vie , qui va changer le destin de Daniel avant de le trahir .

Je n’ai pas ressenti d’empathie pour le personnage du jeune accusé. L’auteure , en décrivant les expressions de son visage , mentionne très souvent le fait que l’on voit ses petites dents , ce qui renforce l’aspect « petit animal carnassier » de l’enfant . Par conséquent , la fin du roman ne m’a pas étonnée . En revanche , j’ai bien aimé le personnage de l’avocat , qui lui aussi,  enfant , avait des pulsions de violence et qui , en rencontrant la bonne personne a fini par s’en sortir . J’ignorai que dans le système pénal anglais , seuls les barristers sont habilités à plaider et j’ai apprécié les plaidoiries d’Irene , la collègue de Daniel, j’ai aimé suivre les stratégies employées pour défendre l’accusé .

En bref , un premier roman très agréable à lire et qui donne à réfléchir sur la supposée innocence de l’enfance .

 

Un visage d’ange – Lisa Ballantyne – 390 pages

Le Dîner

Classé dans : Non classé — 16 août, 2013 @ 2:40

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Deux frères se donnent rendez vous avec leur épouse dans un restaurant branché d’Amsterdam .On sent tout de suite que  Paul , le narrateur et le cadet , ne porte pas vraiment son frère dans son coeur . D’ailleurs , tout l’agace , le Paul en question et en lisant le roman , l’image de Jean Pierre Bacri , bougon , m’est tout de suite venue à l’esprit . Le roman suit l’ordre d’un dîner classique au restaurant : l’apéritif , l’entrée … jusqu’au pourboire . Mais les deux frères ne sont pas là pour parler cuisine , leurs fils respectifs ont commis un acte d’une extrême violence et Serge , l’aîné qui brigue le poste de premier ministre , souhaite surtout trouver avec son frère et sa belle soeur le meilleur moyen de gérer cette situation .

 Dans la première partie , j’ai adhéré à la vision que Paul nous montre de son frère , suffisant , personnage peu sympathique ,mais  vers le milieu du roman , les rôles s’inversent et très rapidement , on se rend compte que Paul et même sa femme, Claire ,ont des réactions complètement déplacées et on se demande comment tout cela va finir .

J’ai bien aimé ce huis clos qui , par certains côté m’a fait penser à Carnage ( adapté de la pièce de Yasmina Reza) et qui fait réfléchir sur la façon dont certains humains perçoivent la violence .

Le Dîner _ Herman Koch – 356 pages

Trois déceptions …

Classé dans : Si j'avais su ... j'aurais pas lu — 16 août, 2013 @ 9:43

Trois déceptions ... dans Si j'avais su ... j'aurais pas lu dans Si j'avais su ... j'aurais pas luprofanes-158x300

J’ai commencé par « Féroces » de Robert Goolrick qui nous dépeint son enfance dans une Amérique des années cinquante , un milieu en apparence assez aisé où les femmes se préoccupent avant tout de leur coiffure et des réceptions qu’elles vont organiser pendant que les hommes boivent des cocktails au nom  un peu désuet . Ce côté là du livre est assez intéressant mais très vite on comprend où l’auteur veut en venir : il va nous expliquer pourquoi il a raté sa vie à cause d’un évènement majeur survenu lorsqu’il avait quatre ans . Je ne connaissais pas cet auteur , je ne savais donc pas qu’il avait été victime d’inceste et franchement , c’est bien triste pour lui mais ce côté déballage de la vie privée en se servant du lecteur comme réceptacle des secrets de famille , je n’accroche pas trop .

J’ai ensuite tenté d’enchaîner avec Le garçon d’à côté de Katrina Kittle et , manque de chance , ce livre traite du même thème que le précédent ! Certes , il s’agit cette fois d’un roman et non d’une écriture autobiographique mais franchement , non … j’ai tenu trente pages avant de refermer le livre .

Puis , j’ai reçu un mail de ma médiathèque me disant que Profanes de Jeanne Bénameur était enfin à ma disposition . J’avais tellement attendu ce bouquin , j’avais hâte de le commencer et là encore , pas moyen de dépasser les trente premières pages . Pourtant , j’avais vraiment envie de l’aimer , ce livre , j’avais lu de très bonnes critiques , la couverture me plaît beaucoup mais j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains du déjà lu. On comprend vite que les quatre personnages qui vont assister ce vieillard à la fin de sa vie ont tous / toutes un passé qui les plombe . L’écriture est certes très belle , très littéraire mais franchement , quel ennui !

La compagnie des menteurs

Classé dans : Non classé — 3 août, 2013 @ 9:27

La compagnie des menteurs  compagnie-300x225 Tout comme le personnage sur la couverture , Leshakili a décidé de cacher son visage …

Nous sommes en Angleterre en 1348 et la peste fait rage . Un petit groupe de neufs parias réunis par le plus grand des hasards cherche à gagner le Nord afin , pensent-ils , d’échapper à « la pestilence » . Ils vont chacun , au fil des chapîtres dévoiler leur histoire et ce qui fait d’eux un « menteur » au sein de cette compagnie . Mais très vite un , puis deux , puis trois d’entre eux sont retrouvés morts . La compagnie abrite-elle le meurtrier ?

J’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce roman , qui nous plonge dans une sorte de « nom de la rose » anglais et je dois avouer que je n’avais pas vu venir le coup de théâtre final ! Un très bon moment de lecture donc, et une auteure dont je lirai très certainement les autres parutions .

 

La Compagnie des menteurs – Karen Maitland – 562 pages .

 

 

Long week-end

Classé dans : Non classé — 22 juillet, 2013 @ 5:33

Long week-end longweekend-300x225

Je souhaitais lire le dernier livre de Joyce Maynard dont j’avais entendu dire le plus grand bien et , manque de chance , il est emprunté jusqu’à la fin du mois d’Août ! Mon choix s’est donc porté sur « Long week-end » et je n’ai pas regretté !

Nous sommes en 1987 , une chaleur caniculaire s’abat sur la côte Est des états-unis pendant le long week-end de Labour Day . Henry a treize ans et vit avec une mère un peu fantasque qui ne sort quasiment plus de chez elle depuis que le père d’ Henry est parti et a refait sa vie avec une autre femme . La rentrée des classes qui approche contraint mère et fils à se rendre au centre commercial afin de faire des achats de vêtements et de fourniture scolaire . C’est là que Henry fera la connaissance de Frank Chambers , fraîchement évadé de prison , condamné pour meurtre . Plus ou moins sous la menace , la mère d’Henry conduira Frank chez elle où ces trois personnages vivront en huis clos pendant quatre jours . Henry verra alors sa mère se transformer en femme amoureuse ,et  trouvera en Frank un genre de père de substitution jusqu’au moment ou il se sentira exclu de leur relation …

Là encore , difficile de lâcher le roman car on se demande si et surtout comment Frank se fera prendre par la police . L’auteur parvient très bien à nous montrer aussi les sentiments , la façon de penser ,de cet ado tiraillé entre le fait de voir sa mère enfin heureuse avec un homme , ses sentiments envers son propre père et ses relations avec le nouveau venu dans le couple qu’il formait avec sa mère .

Long week-end -Joyce Maynard – 283 pages

The Upright Piano Player

Classé dans : Non classé — 18 juillet, 2013 @ 10:31

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Les derniers romans lus avaient pour personnage principal une femme , j’avais envie cette fois -ci de passer du temps avec un personnage masculin , c’est pourquoi mon choix s’est porté sur « The Upright Piano Player » . Bien sûr  le titre me laissait à penser qu’il y serait question de piano … ce qui était loin de me déplaire ! Et bien figurez vous que le piano , dans ce roman , je le cherche encore ! Il fait une très furtive apparition et on se demande bien pourquoi l’auteur a choisi ce titre .

Le roman s’ouvre sur une scène de funérailles et il faut quelques pages pour comprendre de qui il s’agit . Puis le lecteur est renvoyé plusieurs années en arrière et on comprend vite que l’on va nous montrer le cheminement du personnages et des gens qui l’entourent pour revenir expliquer ce premier chapître . Le moins que l’on puisse dire c’est que ce personnage principal , Henry Cage , a plutôt la poisse ! Son ex-femme à laquelle il semble encore tenir beaucoup se meurt de l’autre côté de l’Atlantique , il n’a pas revu son fils unique depuis des lustres , sa vie sentimentale est quasiment au point mort , il vient de perdre son travail et pour couronner le tout , il est victime d’un harceleur inquiétant . Mais l’histoire se déroule dans le milieu des gens très aisés . Certes  son ex-femme va mourir mais elle habite en Floride , dans un genre d’hôtel face à la mer . Et quand Henry se décide à aller lui rendre visite , il s’offre illico presto le billet d’avion qui lui permettra d’aller la voir . De même , une fois rabiboché avec son fils , il achète sans sourciller une magnifique demeure non loin de ce dernier . Malgré toute cette opulence Henry doit subir les aléas de la vie … et ça , je l’avoue ( oui , je sais , c’est mesquin ) cela ferait presque plaisir !

Henry Cage , la cinquantaine , fait partie de ces hommes pour qui montrer ses sentiments , c’est faire aveu de faiblesse . Et pourtant , les sentiments sont évoqués par petites touches , ce qui rend cet homme finalement attachant . Et du coup lorsque l’on comprend le drame évoqué lors du premier chapître on ne peut qu’éprouver une certaine compassion pour ce personnage .

 

The Upright piano Player – David Abbott – ( lu sur mon Kindle)

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