Leshakili

critiques de lecture

Archive pour la catégorie 'Non classé'

Le dernier gardien d’Ellis Island

Posté : 16 novembre, 2014 @ 2:18 dans Non classé | 8 commentaires »

guardien

Novembre 1954, Ellis Island, la porte d’entrée vers l’Amérique, va fermer . John Mitchell, son directeur, erre seul dans ce lieu porteur d’espoir pour tant d’immigrants. Il va,pour nous, remonter le cours de sa vie et de ses souvenirs . Son arrivée à Ellis Island, quarante cinq ans auparavant, les deux femmes de sa vie, ses regrets et ses remords, le dernier gardien d’Ellis Island nous livre ici une véritable confession.

J’ai toujours été fascinée par la façon dont les états unis se sont peuplés .Ce lieu en particulier m’attire et j’ai avant tout acheté ce roman espérant y lire des témoignages, même fictifs, d’immigrants . Donc au début j’ai presque été déçue de voir que le récit était centré principalement autour du personnage du directeur . J’ai trouvé le début bien écrit mais ce n’était pas vraiment ce que je cherchais .Puis, tout à coup, le drame surgit et mon intérêt pour le roman s’en est trouvé relancé . Le récit se déplace en Sardaigne, de nouveaux personnages apparaissent …et le roman file si vite je suis arrivée à la fin presque avec regrets.

J’ai beaucoup aimé l’évocation du lieu,je l’ai trouvée très réaliste .L’ambiance crée dans ce roman est aussi très réussie .  Quant au directeur … j’aime les personnages tourmentés donc il avait tout pour me plaire . Même si Le dernier gardien d’Ellis Island est empli de nostalgie et que l’histoire est loin d’être une joyeuse comédie ,c’est donc une heureuse découverte pour moi .

 

Le dernier gardien d’Ellis Island – Gaëlle Josse – 166p.

Et ce roman constitue ma deuxième participation au challenge des 1% auquel j’ai beaucoup plus de mal à me tenir  cette année ….challengerl2014

 

L’Idole

Posté : 21 octobre, 2014 @ 2:31 dans Non classé | Pas de commentaires »

idole3Alors, soyons clairs, au départ, ce n’est pas ce roman-ci que je voulais lire mais L’Ecrivain national qui est paru à la fin Août . Hélas,pas moyen de mettre la main dessus à la médiathèque ! Faute de grives on mange des merles ( quoiqu’en ce qui concerne Leshakili, il est  hors de question de s’abaisser à chasser pour manger ), je suis donc repartie avec L’Idole .

Le narrateur de cette histoire s’appelle Georges Frangin, il a 46 ans, vit à Paris et est au chômage . Un beau matin, en sortant de chez lui, il se rend compte que les gens lui sourient, le saluent comme s’il était une vraie star . Oui mais voilà, Georges Frangin ne sait absolument pas pourquoi tout le monde agit ainsi à son égard . Que peut -il avoir bien fait pour mériter si soudainement une telle notoriété ? La réponse à cette question, Georges la cherchera tout au long du livre, embarquant avec lui le lecteur au fil de diverses péripéties .

Ce livre est un véritable coup de griffe lancé à l’univers de la téléréalité : tous ces gens qui sont brutalement sortis de l’anonymat pour devenir de vrai pipoles sans pour cela avoir fait des choses extraordinaires.  Il explore notre rapport aux célébrités à travers de nombreuses scènes cocasses.La banquière  déroule presque le tapis rouge à son client d’ordinaire sans le sou: »De toute façon, mon cher monsieur Frangin,sachez-le,il ne faut pas attendre d’avoir de l’argent pour le dépenser.Après tout les banques sont là pour ça. » (p.120) . Le libraire , quant à lui, est prêt à n’importe quoi pour avoir un autographe et en vient même à devenir menaçant .

L’Idole  nous fait aussi nous questionner sur la façon dont nous réagirions si nous devenions brutalement célèbre .

 Si je devais cependant  ajouter un petit bémol , je dirais que ce livre est paru est 2004  donc en dix ans notre paysage audiovisuel a bien changé . Il me semble que l’on parle moins de téléréalité maintenant et que les nouvelles célébrités qui émergent actuellement sont plus issues d’internet . Le roman me semble donc un tantinet « daté » . Cependant  je ne regrette pas d’avoir lu ce livre divertissant, rempli de cet humour bien caustique qui me plaît tant .

L’Idole – Serge Joncour – 241p.

 

L’exception

Posté : 4 octobre, 2014 @ 10:48 dans Non classé | 4 commentaires »

position3

Leshakili est habituellement peu enclin au laisser-aller, mais rien que pour vous, il a bien voulu faire une exception!

Dans le roman d’Audur Olafsdottir, l’exception est ce que représente Maria pour son futur ex-mari. Celui-ci décide en effet de lui annoncer, au cours de la fête du nouvel an, que non, décidément, il n’aime pas les femmes . Il en est bien certain à présent, Maria n’aura été qu’une parenthèse dans sa vie d’homosexuel et d’ailleurs, il part vivre avec son collègue qui porte le même prénom que lui .

Maria, restée seule avec les deux petits jumeaux qu’elle a eu avec son mari , rembobine alors le fil de leur histoire pour voir si elle aurait pu voir venir quelque chose, si certains détails auraient pu la mettre sur la voie et lui ouvrir les yeux quant à l’orientation sexuelle de son mari .

C’est le premier roman d’ Audur Olafsdottir que je parviens à terminer . J’avais abandonné Rosa Candida au bout de trente pages et je n’avais fait que feuilleter L’embellie avant de le reposer sur l’étalage de la librairie .Je dois dire que j’ai bien fait de persévérer . Même si le thème semble peu réjouissant, le tout est raconté avec beaucoup de douceur, de poésie et même parfois d’humour. Rien de sordide dans cette séparation, pas de coup bas, de chantage, de bataille par avocats interposés … seulement une femme qui cherche à comprendre et qui va petit à petit apprendre à faire le deuil de son mari. Elle sera aidé sur ce chemin par sa voisine, personnage improbable de naine écrivaine à mi-chemin entre Gimini cricket et la fée Clochette .

Une belle lecture,donc.Décidément, les auteurs islandais me plaisent beaucoup !

L’exception – Audur Olafsdottir – 337 p.

Fleur et sang

Posté : 28 septembre, 2014 @ 12:42 dans Non classé | 5 commentaires »

fleur

Deux destins, deux époques qui alternent au fil des chapitres. Trois hommes, tous médecins dont les trajectoires de vie présentent des similitudes troublantes. Urbain Delatour le Jeune apprend, un peu contraint et forcé, la médecine auprès de son père, Maître Urbain Delatour l’aîné, dans l’Ouest de la France du XVII°. De nos jours,  Etienne Delatour, chirurgien cardiaque à Tours, sera promu chef du service de cardiologie d’un grand hôpital parisien.

Mais à chaque époque, une femme aux caractéristiques physiques ou psychologiques particulière aura une influence sur leurs décisions, sur leur vie .

J’avais vraiment beaucoup aimé Ouest, du même auteur,  et je dois avouer que j’ai un peu moins aimé celui-ci . Le point commun que j’ai trouvé entre les deux livres, c’est la relation maître-serviteur qui s’établit entre les personnages principaux .

La langue est très belle, et l’on ne peut que saluer le talent de l’auteur qui, par le pouvoir des mots, parvient à chaque chapitre à nous faire faire un bond de quatre siècles en avant ou en arrière .

Cependant j’ai trouvé certains retournements de situations un peu tirés par les cheveux. De même, certains passages semblent un peu longs …

Je ne peux donc pas dire que je n’ai pas aimé Fleur et Sang mais j’espère vibrer davantage au cours de mes prochaines lectures …

Fleur et sang – François Vallejo – 258p.

Comme l’an passé, je participe au challenge 1% organisé par Délivrer des livres . Vous retrouverez le logo suivant qui indique que le livre fait partie de la rentrée littéraire 2014 :

challengerl2014

L’île des chasseurs d’oiseaux

Posté : 20 septembre, 2014 @ 4:58 dans Non classé | 4 commentaires »

oiseaux

Après toutes ces lectures récentes où le personnage principal était une femme, Leshakili a pris la décision, pour quelques temps, de se tourner davantage du côté des hommes .

Donc Peter May, ses chasseurs d’oiseaux et un inspecteur écossais . Voilà au moins un univers qui n’a absolument rien de « girly », avouez le !

L’inspecteur Fin Macleod est originaire de l’île de Lewis, la plus grande île de l’archipel des Hébrides extérieures, au large de l’Ecosse. Son supérieur lui demande d’aller y enquêter car un meurtre vient d’y être commis selon le même mode opératoire qu’un autre assassinat perpétré à Glasgow . Pourrait il s’agir du même meurtrier ?

Fin Macleod retourne donc sur les lieux de son enfance, après dix-huit ans d’absence . Il y retrouve toute la bande avec laquelle il a grandi et s’aperçoit que l’homme assassiné n’est autre que la brute épaisse qui tyrannisait autrefois les gamins et les ados de l’île . Rien de bien surprenant donc que quelqu’un aie voulu se débarrasser de lui . Oui mais qui ? Et le motif du meurtre ne semble-t-il pas trop simple ? De façon étonnante, le retour de Fin sur son île natale semble déplaire à beaucoup de monde …

J’ai beaucoup aimé ce livre tout d’abord pour l’évocation  très réussie de la nature écossaise: cette terre âpre , où le soleil peut succéder à la pluie plusieurs fois par jour, l’île où nichent les oiseaux,rocher perdu en mer, battu par les vents, où retentissent sans cesse les cris des volatiles  .

Ce qui m’a vraiment plu aussi c’est que ce roman n’est pas qu’un polar qui tient le lecteur en haleine dans l’attente de trouver le coupable et le mobile du meurtre.Il est beaucoup plus que cela : les personnages tout d’abord ont quelque chose de presque Shakespearien dans leurs contradictions et dans leurs faiblesses . Les thèmes abordés sont ceux de la vengeance, des amitiés trahies, de l’amour impossible, des secrets de famille et là encore il est difficile de ne pas penser à certaines pièces écrites par le grand Will .

En résumé, voici un très bon  moment de lecture et je me réjouis de retrouver l’inspecteur Fin dans deux autres romans puisque l’île des chasseurs d’oiseaux  est le premier opus d’une trilogie . Et puis franchement, l’Ecosse, qu’elle fasse ou non partie du Royaume Uni est une contrée magnifique que je vous encourage à découvrir si ce n’est déjà fait !

L’île des chasseurs d’oiseaux – Peter May – 374p.

 

A la grâce des hommes

Posté : 17 septembre, 2014 @ 3:49 dans Non classé | 2 commentaires »

gràce

C’est d’une histoire pas bien gaie dont il est question aujourd’hui. Le roman A la grâce des hommes relate en effet l’histoire d’Agnès Magnùsdottir , dernière condamnée à mort en Islande .

Nous sommes en 1828 et Agnès, servante de son état, sait qu’elle va être exécutée puisqu’on l’accuse du meurtre de son amant . Dans un souci d’économie, elle est placée dans une ferme au fin fond d’une vallée islandaise, en attendant son exécution. Tout d’abord froide et distante, Agnès va peu à peu se mettre à raconter son histoire et sa vérité sur le meurtre dont elle est accusée .

J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans ce roman . Le décor est austère, les personnages peu engageants et j’ai au début ressenti peu d’empathie pour Agnès .( en même temps, vu sa situation,une gaie luronne eût été peu crédible!) Petit à petit elle va raconter son histoire, sa vérité, et tisser des liens avec les fermiers chez qui elle est hébergée .

J’ai trouvé que, pour un premier roman, A la grâce des hommes était bien construit et surtout bien documenté . La jeune auteure ( même pas trentenaire! ) a dû fournir un gros travail de recherches pour parvenir à rendre aussi bien la difficile vie des paysans finlandais au début du 19° siècle .

Au fur et à mesure du roman j’ai ressenti une tristesse grandissante pour cette femme accusée et condamnée sans vrai procès. J’ai été émue par cette solitude qui l’entoure : pas de famille, pas vraiment d’amis pour la soutenir, aucune échappatoire à l’issue fatale qui l’attend .

Cependant,même si la campagne islandaise décrite dans ce roman est moins riante que celle de La lettre à Helga ,l’Islande me tente de plus en plus. Je suis aussi très curieuse de voir comment, après ce premier roman si réussi, Hannah Kent va poursuivre sa carrière d’écrivaine …

A la grâce des hommes – Hannah Kent – 390 p.

Orange is the new black : my year in a women’s prison

Posté : 3 septembre, 2014 @ 3:49 dans Non classé | Pas de commentaires »

orange2C’est la série, découverte cet été, qui m’a poussée à lire ce livre . Comme j’ai un besoin presque vital d’entendre chaque jour de l’anglais, je traque les films et les séries en VO . Celle ci, dernier bébé de Netflix,faisait comme on dit « le buzz » sur la toile donc j’ai voulu voir de quoi il s’agissait . J’ai tellement aimé les personnages que je n’avais pas envie de les quitter si vite puisque la saison 3 est en tournage actuellement.

Ce livre est le témoignage que nous livre Piper Kerman sur son année passée dans une prison pour femme pour un délit commis dix ans auparavant . Mademoiselle Kerman, dans son insouciante jeunesse est tombée amoureuse d’une femme un peu plus âgée et dealeuse qui lui demande un jour de rapporter aux états unis une valise pleine d’argent . Mais la jeune femme se fait prendre, sera condamnée et incarcérée bien des années plus tard .

Alors, le livre est-il très différent de la série? Je dirais oui et non ( facile, hein?) . On retrouve dans le livre une galerie de personnages féminins attachants,même si ces personnages ne sont pas exactement les mêmes que ceux de la série .

La série est en revanche beaucoup plus sulfureuse ( recherche de l’audimat oblige?) puisque la petite amie de Piper est incarcérée dans la même prison, ce qui n’arrive pas dans le livre, sauf à la fin où elles se retrouvent dans des circonstances particulières . Les scènes d’amour entre fille n’apparaissent pas dans le livre alors que dans la saison 1 elle sont très fréquentes .

En bref, une lecture d’été pas désagréable et qui s’apparenterait presque pour moi à de la « chick-lit ».Je n’y ai pas appris grand chose sur l’univers carcéral américain ( mais ce n’était pas non plus mon but!).Ce livre constitue donc pour moi une petite parenthèse estivale avant la reprise des choses sérieuses : s’attaquer à la déferlante de livres qui me tendent les bras à l’occasion de la rentrée littéraire !

 

Orange is the new black : my year in a women’s prison – Piper Kerman – lu sur mon Kindle

The Age of Miracles

Posté : 31 août, 2014 @ 3:44 dans Non classé | Pas de commentaires »

miracles

Et si un jour la rotation de la Terre ralentissait ? C’est ce qui se passe dans ce premier roman écrit par Karen Thompson Walker. Julia, la narratrice, se souvient de l’année de ses onze ans qui marque le début de l’allongement des journées sur terre et aussi son entrée dans l’adolescence . La petite histoire rencontre alors la grande, celle de l’humanité . Si The age of miracles est un roman d’anticipation, il est aussi un récit d’apprentissage . La petite Julia tombe amoureuse de l’énigmatique skater Seth, découvre que ses parents sont capables de mentir, tout ceci dans une atmosphère délétère de fin du monde qui approche à grands pas .

Ce qui fait peur dans ce roman c’est que les évènements relatés paraissent plausibles : pas de débarquement de monstres griffus venus de l’espace pour anéantir notre espèce mais simplement un allongement de la durée des jours et des nuits, un dérèglement qui ferait s’écraser au sol les oiseaux, s’échouer les baleines, une luminosité irrégulière qui ferait mourir les plantes une à une .

Un peu rebutée au début par le fait que la narratrice soit une très jeune fille, la plume fluide de Karen Thompson Walker fait que l’on a du mal à lâcher le roman même si on se doute que l’on ne va certainement pas vers un « happy ending » .

J’ai donc aimé ce roman que j’ai trouvé à la fois beau et triste et je ne suis pas surprise que les droits aient déjà été achetés pour le cinéma .

The Age of Miracles – Karen Thomson Walker – lu sur mon Kindle .

Elizabeth is missing

Posté : 12 août, 2014 @ 11:57 dans Non classé | 2 commentaires »

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« Elizabeth is missing » , voilà ce que répète sans arrêt Maud, une vieille dame atteinte de la maladie d’Alzeihmer . Cette Elizabeth n’est autre que la voisine et amie de Maud et elle a visiblement disparu . Puisque la mémoire de Maud lui fait défaut, elle n’a d’autre solution que d’écrire ce dont elle doit absolument se souvenir sur des petits bouts de papier . Mais lorsqu’elle retrouve lesdits bouts de papier au fond de ses poches, bien souvent elle a oublié pourquoi elle les avait écrit…La disparition de son amie Elizabeth fait aussi écho à celle de sa soeur, Sukey,disparue peu après la guerre et dont on n’a jamais retrouvé la trace.Ce traumatisme vécu par Maud se mélange à sa vie actuelle et donne un récit qui peu parfois faire penser à une pelote de laine toute enchevêtrée .

Ce premier roman d’Emma Healey est à la fois touchant, drôle et terrifiant . On ne peut être qu’attendri par Maud qui a la mémoire qui flanche et qui agace parfois son entourage à force de répéter sans arrêt les mêmes choses, les mêmes questions . Certaines situations sont  cocasses puisque Maud ne se rend pas compte des conséquences, plus ou moins graves,de ses actes ou de ses paroles (le passage au début où elle se perd dans un grand magasin m’a bien amusée!) . Mais ce roman est aussi terrifiant car, étant écrit à la première personne du singulier, il fait vivre au lecteur l’expérience de la maladie d’Alzeihmer. On voit la santé mentale de Maud se dégrader tout au long du roman et on voit aussi comment la maladie peut impacter l’entourage de la personne qui en est atteinte . J’ai beaucoup lu, ici et là , que Elizabeth is missing était un roman policier . Cependant, le mystère de la soeur disparue ne m’a pas spécialement tenue en haleine; on peut aisément deviner ce qui est arrivé . J’ai même ressenti certaines longueurs, un sentiment de répétition,  à la lecture de ces passages. Non, moi, ce qui m’a plu, c’est l’évocation du quotidien de Maud et je trouve remarquable qu’une jeune auteure de vingt-huit ans se soit attaquée avec brio à un tel sujet .

Bref, un bon roman, mais qui présente quand même une vision glaçante du vieillissement de l’être humain .

Elizabeth is missing  ( L’Oubli en français) – Emma Healey ( lu sur mon kindle)

 

La grâce des brigands

Posté : 3 août, 2014 @ 6:25 dans Non classé | Pas de commentaires »

brigands

Véronique Ovaldé, je la connais bien, enfin pas personnellement mais j’ai lu tout ce qu’elle a publié jusqu’à maintenant .Et ce que j’aime entre autre chez elle, c’est la poésie des titres qu’elle donne à chaque fois à ses oeuvres.  La grâce des brigands nous raconte l’histoire de Maria Cristina Väätonen qui quitte sa ville natale à l’âge de seize ans . Elle fuit un père taciturne, une mère bigote, peu aimante et passablement cinglée, et une soeur jalouse . Elle connaîtra la notoriété grâce à son roman dans lequel elle réglera ses comptes avec sa famille . Bon, voilà pour l’intrigue principale .Mais il est difficile de résumer les romans de Véronique Ovaldé car on a à chaque fois l’impression de pénétrer dans une jungle luxuriante et foisonnante . Les personnages sont souvent hauts en couleurs et les thèmes récurrents ( la transmission , le passé familial, la maternité) ne peuvent laisser indifférents . Le tout est toujours raconté dans une très belle langue , non dénuée de pointes d’humour .

Un petit bémol pour moi cependant concernant la lecture de ce dernier roman . A force de lire les livres de cette auteure, j’ai eu l’impression de relire Ce que je sais de Véra Candida ( et oui , les héroïnes des romans de Véronique Ovaldé ne s’appellent jamais Isabelle Dupont ou Nathalie Durand!) que j’avais vraiment beaucoup aimé . Alors, certes, ce dernier roman est bien écrit, mais j’ai eu cette fois ci plus de mal à accrocher car j’ai eu l’impression d’une énième variation autour du même personnage féminin. 

Donc si vous n’avez rien lu de Véronique Ovaldé, je vous conseille de lire soit Ce que je sais de Véra Candida ou bien La grâce des brigands mais peut être pas les deux …Et si vous tombez sur une interview à  la radio ou la télévision de cette auteure, n’hésitez pas, elle est franchement pétillante et hyper agréable à écouter .

La grâce des brigands – Véronique Ovaldé – 283 p.

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