Leshakili

critiques de lecture

L’écrivain national

Classé dans : Non classé — 23 juillet 2015 @ 11 h 37 min

écrivain

J’ai enfin réussi à mettre la main sur ce roman très souvent emprunté à ma médiathèque . Et oui, Leshakili est d’un caractère persévérant ! ( et pas seulement lorsqu’il s’agit de réclamer environ 20 fois de suite qu’on lui remplisse sa gamelle de croquettes…)

Alors, qui est cet écrivain national ? Il s’agit d’un romancier accueilli en résidence dans un bled paumé, un village imaginaire du centre de la France . A peine arrivé, il découvre que la presse locale s’enflamme pour un fait divers qui vient de se produire dans un hameau tout proche. Un dénommé Commodore,  richissime octogénaire et figure locale du coin, a disparu. Un couple de marginaux qui réside non loin est suspecté . L’homme a été interpellé avec des billets plein les poches et est en prison alors que la belle Dora, sa compagne, bien que très mal vue des habitants du coin , continue de vendre des livres d’occasion sur les marchés .

Notre écrivain national va alors s’intéresser de très près à ce fait divers, d’autant plus que Dora est loin de le laisser indifférent …Mais tout ceci n’est pas du goût de habitants du village .

J’ai aimé beaucoup de choses dans ce roman .

La première fût la façon dont Serge Joncour joue avec les codes . Nous sommes indéniablement dans une oeuvre de fiction et pourtant le personnage principal porte le même prénom que l’auteur et il exerce aussi le même métier que lui . Troublant, non ?

D’autre part, ce roman démarre comme un polar et pourtant ce n’en est pas un non plus .

Enfin , les petites touches gothiques qui émaillent le roman n’ont pas été sans me déplaire . Ainsi, p. 54-55 lorsque l’auteur revient à la mairie après être passé prendre une douche à son hôtel, tout est éteint, tout est désert … »comme s’il n’y avait personne derrière ces façades, aucun signe de vie, un simple décor de carton-pâte » alors qu’il a l’impression de s’être absenté quelques minutes . Le décor aussi renforce cette atmosphère pesante et cette forêt fait inévitablement penser à Beaudelaire et ses « Grands bois, vous m’effrayez comme des cathédrales » ( vers qui est d’ailleurs cité dans le roman) .

Je dois cependant avouer que l’intrigue policière m’est un peu passée au dessus de la tête, ainsi que l’attirance du personnage pour la belle Dora .

Mes pages préférées restent celles, très « Chabroliennes » (  » Chabrolesques »?  bon, à-la-Chabrol, quoi!) de l’évocation des habitants du village . Le livre est également rempli d’humour . Ainsi, l’interrogatoire de l’écrivain par le gendarme ferait presque penser à un sketch de Raymond Devos .

Le roman nous interroge aussi sur le rôle  et la place de l’écrivain  .  Doit il être considéré comme la star du banquet ou bien comme un type normal, qui tombe amoureux, qui se rapproche plus du loser parfois ? 

Donc globalement un bon moment de lecture (sans toutefois être un coup de coeur) .

L’écrivain national – Serge Joncour – 390 p.

2 commentaires »

  1. Sylvie, Enfin moi dit :

    Comme j’aimerais lire autant que toi
    Bisous

  2. Leshakili dit :

    L’important c’est de lire quand même un peu, ce que tu fais j’en suis sûre !
    Bisous

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