Leshakili

critiques de lecture

L’île des chasseurs d’oiseaux

Classé dans : Non classé — 20 septembre 2014 @ 16 h 58 min

oiseaux

Après toutes ces lectures récentes où le personnage principal était une femme, Leshakili a pris la décision, pour quelques temps, de se tourner davantage du côté des hommes .

Donc Peter May, ses chasseurs d’oiseaux et un inspecteur écossais . Voilà au moins un univers qui n’a absolument rien de « girly », avouez le !

L’inspecteur Fin Macleod est originaire de l’île de Lewis, la plus grande île de l’archipel des Hébrides extérieures, au large de l’Ecosse. Son supérieur lui demande d’aller y enquêter car un meurtre vient d’y être commis selon le même mode opératoire qu’un autre assassinat perpétré à Glasgow . Pourrait il s’agir du même meurtrier ?

Fin Macleod retourne donc sur les lieux de son enfance, après dix-huit ans d’absence . Il y retrouve toute la bande avec laquelle il a grandi et s’aperçoit que l’homme assassiné n’est autre que la brute épaisse qui tyrannisait autrefois les gamins et les ados de l’île . Rien de bien surprenant donc que quelqu’un aie voulu se débarrasser de lui . Oui mais qui ? Et le motif du meurtre ne semble-t-il pas trop simple ? De façon étonnante, le retour de Fin sur son île natale semble déplaire à beaucoup de monde …

J’ai beaucoup aimé ce livre tout d’abord pour l’évocation  très réussie de la nature écossaise: cette terre âpre , où le soleil peut succéder à la pluie plusieurs fois par jour, l’île où nichent les oiseaux,rocher perdu en mer, battu par les vents, où retentissent sans cesse les cris des volatiles  .

Ce qui m’a vraiment plu aussi c’est que ce roman n’est pas qu’un polar qui tient le lecteur en haleine dans l’attente de trouver le coupable et le mobile du meurtre.Il est beaucoup plus que cela : les personnages tout d’abord ont quelque chose de presque Shakespearien dans leurs contradictions et dans leurs faiblesses . Les thèmes abordés sont ceux de la vengeance, des amitiés trahies, de l’amour impossible, des secrets de famille et là encore il est difficile de ne pas penser à certaines pièces écrites par le grand Will .

En résumé, voici un très bon  moment de lecture et je me réjouis de retrouver l’inspecteur Fin dans deux autres romans puisque l’île des chasseurs d’oiseaux  est le premier opus d’une trilogie . Et puis franchement, l’Ecosse, qu’elle fasse ou non partie du Royaume Uni est une contrée magnifique que je vous encourage à découvrir si ce n’est déjà fait !

L’île des chasseurs d’oiseaux – Peter May – 374p.

 

4 commentaires »

  1. Sylvie, Enfin moi dit :

    J’adore les romans policiers
    Je garde ta critique sous le coude
    Bon WE

  2. grispoil dit :

    Au delà du roman policier, cette histoire de chasse de « gugas » fous de bassan dans un ilot perdu au nord des iles hébrides est incroyable. D’autant que cette tradition ne semble pas avoir été inventée.
    On s’imagine atteindre le bout du monde, loin de toute civilisation, dans ce bateau qui monte en direction du cercle polaire dans la tempête.

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