Leshakili

critiques de lecture

Canada

Classé dans : Non classé — 9 novembre 2013 @ 9 h 46 min

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Bon alors je dois dire qu’à priori , j’adore le Canada . Le sirop d’érable , les grandes étendues sauvages , la pêche à la truite , Roch Voisine et les bûcherons porteurs de chemises à carreaux ( je m’égare!) , tout cela me fait rêver .

C’est donc avec une grande impatience que j’attendais de pouvoir commencer le dernier roman de Richard Ford … et ma déception fût grande , elle aussi !

L’histoire ,il suffit de lire la quatrième de couverture pour savoir qu’elle commence en 1960 , dans le Montana . Le narrateur , Dell Parsons a 15 ans lorsque ses parents braquent une banque pour rembourser un créancier menaçant .

Le problème , et c’est la raison pour laquelle j’ai fini par abandonner ma lecture en cours de route , c’est que le braquage n’a lieu qu’à la page 120  du roman . En attendant , Richard Ford met en place une atmosphère , nous décrit par le menu les personnalité des protagonistes mais , franchement , à la longue , on s’ennuie !

Certes , le petit Dell est attachant car on comprend qu’il aura du mal à survivre dans ce monde s’il ne s’endurcit pas . Lui et sa soeur sont si différents que l’on voit bien que le braquage de leurs parents les mènera à des trajectoires de vie très différentes .

Lorsque les parents sont envoyés en prison ,Dell  traverse la frontière pour échapper à l’orphelinat et se retrouve au Canada . Et là , on se dit  » ça y est , le roman va enfin réellement commencer ! » Et en fait non ! Le rythme reste aussi lent et je me suis surprise à feuilleter régulièrement le nombres de pages qui me séparaient de la fin . Pas bon signe , ça … Donc j’ai fini par reposer le livre , à regret .

Un passage m’a bien plu :

… » Mais ça me venait peut être de mes deux parents : pris dans les remous de leurs jeunes vies de plus en plus confuses , pas faits l’un pour l’autre , ne se désirant plus comme au tout début , sans doute , devenant chaque jour après jour le satellite de l’autre , et finissant par s’en vouloir sans en avoir tout à fait conscience , ils ne pouvaient pas nous offrir , à ma soeur et à moi , la prise solide sur le monde que les parents sont censés assurer . Mais cela dit , accuser ses parents de tous les problèmes de la vie , ça ne mène nulle part en fin de compte . »(p.22)

Certes , l’auteur enfonce peut être des portes ouvertes , mais c’est vraiment bien écrit .

 

Canada – Richard Ford – 476 pages .

 

Je mets quand même le logo du challenge 1% mais c’est plus pour indiquer que ce livre fait partie de la rentrée littéraire ! logorl2013

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